Acheter de l’or ?

Pourquoi investir dans l'or

En ces temps de crise financière on entend de plus en plus parler de l’or en tant que valeur refuge. De plus en plus de personnes, qu’il s’agisse de particuliers, d’institutions ou de banques centrales se tournent vers le précieux minerai jaune ? La société Orpostal s'est également tournée vers le marché de l'or, en rachetant les bijoux en or usagés des particuliers, afin de les raffiner.

Ont-ils raison ? Ont-ils tord ? Cet article, publié suite à la demande de nombreux lecteurs vous présente mon avis et les investissements que j’ai moi-même réalisés.

 

L’or : Une valeur refuge

Tout d’abord, il faut savoir qu’historiquement, l’or était la valeur étalon du système monétaire international. Les accords de Bretton Woods établis au sortir de la seconde guerre mondiale faisaient du dollar une monnaie convertible en or. Le rattachement à l’or (sur la base de 35 dollars américains l’once d’or), avait pour objectif d’empêcher tout dérapage incontrôlé de la part des États-Unis et d’assurer qu’ils cherchent à maintenir la valeur « réelle » de leur monnaie. La convertibilité de l’or en dollars a pris fin en 1971. La conjoncture financière internationale est alors devenue dépendante des fluctuations, parfois brutales, de la valeur du dollar.

Depuis 91, la valeur des devises n’est donc plus rattachée à quelque chose de physique. Cela entraine des risques pour le système financier dans son ensemble. De plus, cela signifie que, dans des périodes de crise telles que celle que nous connaissons depuis 2008, les gouvernements peuvent être tentés de faire baisser la valeur de l’argent papier afin d’éponger plus facilement leurs dettes.

C’est ce que l’on a vu aux Etats-Unis ou en Angleterre où les gouvernements ont fait tourner les presses à imprimer afin d’imprimer plus d’argent et de faire mécaniquement baisser la valeur de celui-ci (ce qu’on appelle l’assouplissement quantitatif). C’est ce qui fait que la Livre Sterling vaut moins d’1,20 euro actuellement alors qu’elle valait 1,50 euro avant la crise.

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