Perfectionnisme et procrastination

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cc Perfectionnisme et procrastination photo credit: hufse

Cet article a été écrit dans le cadre du festival à la croisée des blogs dont l’édition du mois de Juin est organisée par Boréale du blog La fabrique des idées.

La procrastination, peut être définie comme la tendance pathologique à systématiquement reporter une ou plusieurs tâches au lendemain. Elle s’accompagne d’un sentiment de culpabilité parce que l’on sait pertinemment que l’on devrait agir dès maintenant et que ce report est irrationnel.

Vous arrive-t-il souvent de remettre au lendemain une tâche que vous vous étiez promis de faire le jour même? Avez-vous tendance à attendre le dernier moment pour commencer la rédaction de votre rapport ou vos révisions? Vous retrouvez-vous systématiquement à payer 10 % de pénalités parce que vous n’avez pas renvoyé votre déclaration d’impôts à temps?

Si vous avez répondu oui aux questions précédentes, alors vous souffrez d’une tendance à la procrastination.

La procrastination peut toucher tous les domaines de la vie. Certains procrastinent lorsqu’il s’agit d’accomplir des tâches ménagères tandis que pour d’autres la procrastination peut concerner les tâches administratives ou même tout simplement la prise de décisions …

Vous l’aurez compris, tout le monde procrastine plus ou moins à l’instar du personnage de bandes dessinées Gaston Lagaffe. Cela n’a parfois pas de conséquences notables. Mais lorsque cela peut aller jusqu’à nous empêcher de prendre certaines décisions, menacer notre travail ou notre santé … cela devient un véritable handicap.

L’une des raisons souvent pointées du doigt comme l’un des grands responsables de la procrastination est le perfectionnisme.
Étant moi-même un perfectionniste patenté, cela m’intéresse, et je vous propose donc de nous pencher sur cette relation entre perfectionnisme et procrastination.

 

Qu’est-ce que le perfectionnisme ?

Tout d’abord, il convient de rappeler que le perfectionnisme est généralement défini comme la tendance à considérer comme inacceptable tout travail qui ne s’approche pas de la perfection.

Beaucoup de personnes considèrent ne pas être perfectionnistes parce qu’ils ne produisent jamais rien de parfait. On ne leur a jamais dit qu’un de leur rapports était parfait, par exemple, et ils n’ont jamais ressenti eux-mêmes que ce soit le cas.

Pourtant, ne jamais rien accomplir de parfait ne signifie pas forcément ne pas être touché par le perfectionnisme. En effet, le perfectionnisme relève plus du fantasme que de la réalité.
Imaginons par exemple que son patron demande à un perfectionniste s’il peut se charger d’une présentation devant l’ensemble de l’équipe. Le perfectionniste ne va généralement même pas se demander s’il a le temps de s’occuper de cela et s’il devrait accepter cette tâche. Au contraire, il va immédiatement se visualiser recevant les louanges de ses supérieurs et collaborateurs après avoir effectué une présentation parfaite. Il va même parfois aller jusqu’à imaginer son chef lui confiant qu’il s’agit de la meilleure présentation à laquelle il n’ait jamais assisté et lui proposer une promotion.

Pourquoi certain d’entre nous ont-ils de tels fantasmes ? Honnêtement, et même si je pense faire partie de cette catégorie de personnes, j’ai du mal à répondre à cette question. Peut-être cela provient-il directement de notre éducation et des attentes placées en nous. Peut-être est-ce parce que nos parents ne nous récompensaient, durant notre enfance, que lorsque l’on accomplissait un travail absolument irréprochable, Peut-être, au contraire, est-ce l’influence de la télévision qui simplifie les choses de manière excessive et nous montre que les héros ne peuvent que rencontrer soit un succès total soit un échec total. Peut-être que cela nous conditionne à penser qu’il n’y a pas de juste milieu possible et que tout ce qui n’est pas parfait constitue, par défaut, un échec. Peut-être, enfin, est-ce tout simplement génétique.

Quoi qu’il en soit, ce type de perfectionnisme n’implique donc pas nécessairement de réaliser quoi que ce soit de parfait, ni même de s’en rapprocher. Il consiste simplement à accepter des tâches car elles nous permettent de nourrir un idéal de perfection que l’on fantasme secrètement.

 

Pourquoi cet idéal de perfection nourri-t-il la procrastination ?

Il peut paraître contre-intuitif pour beaucoup de monde de penser que la recherche de la perfection puisse conduire à la procrastination.
J’ai mis moi-même longtemps à comprendre pourquoi le perfectionnisme pouvait être néfaste.
Il y a seulement quelques années, je me rappelle répondre systématiquement que j’étais perfectionniste lorsque l’on me demandait quel étaient mes défauts en entretien d’embauche. On m’avait dit qu’il fallait donner un défaut qui ne soit pas rédhibitoire pour le poste demandé, et je me disais naïvement qu’être perfectionnisme était en fait une qualité. Ce n’est que récemment, en m’intéressant à la procrastination, que j’ai compris à quel point le perfectionnisme pouvait s’avérer néfaste, et tout particulièrement dans le cadre de la vie professionnelle.

Donc, pourquoi le fantasme de la perfection nous conduit-il à la procrastination ?

Tout simplement parce que, comme chacun sait, la perfection n’existe pas.
Elle ne peut donc pas être atteinte, et même vouloir s’en approcher va nécessiter beaucoup de temps, d’application et de concentration.
Croire que l’on doit accomplir une tâche le plus parfaitement possible est quelque chose de stressant. Cela va donc nous pousser à associer un stress à la tâche et donc à recourir à la procrastination autant que possible afin d’éviter ce stress. Nous savons que, puisque nous avons décidé d’accomplir cette tâche de manière parfaite, nous avons besoin d’avoir beaucoup de temps devant nous. C’est ainsi que l’on est amené à se dire qu’il vaut mieux la repousser jusqu’à ce que nous ayons une journée entière de disponible à y consacrer pour être en mesure de nous concentrer pleinement et d’effectuer un travail de qualité optimale.
Bien entendu, il y a toujours d’autres urgences qui arrivent, ce qui nous entraîne à repousser cette tâche indéfiniment. Et même dans le cas peu probable où nous avons la chance d’avoir un emploi du temps totalement libre, nous allons généralement décider qu’il vaut mieux commencer par consulter tous les livres et sites internet existant sur le sujet afin d’être sûrs de fournir un travail qui constitue la référence dans le domaine. Comme le dit l’adage populaire, le mieux devient alors l’ennemi du bien.

Au final, vous l’aurez compris, tout cela nous entraîne à repousser la tâche à accomplir jusqu’au dernier moment. Là, la deadline imminente va soudainement nous fournir une excuse qui va nous permettre de nous extirper de ce piège : il ne reste plus suffisamment de temps pour effectuer un travail parfait. Nous sommes sauvés, nous pouvons maintenant nous mettre au travail et nous aurons toute la liberté de penser que nous aurions pu mieux faire si seulement nous avions plus de temps.

Bien entendu, cela aurait été beaucoup plus simple si l’on avait décidé de passer ces quelques heures à accomplir notre tâche dès le début. Cela nous aurait épargné beaucoup de stress, nous aurait évité de culpabiliser en pensant que nous devrions faire cela et nous aurait sans doute permis de faire un meilleur travail.
D’ailleurs, même dans le cas où nous n’avions réellement pas le temps d’accomplir cette tâche, n’est-ce pas notre perfectionnisme et notre fantasme du travail parfait qui nous ont poussés à l’accepter malgré tout ? N’aurions-nous pas plutôt dû être réaliste et expliquer à notre boss que nous n’avions pas suffisamment de temps pour être en mesure de nous en charger ?

Imaginons maintenant qu’au lieu de devoir faire une présentation ou de devoir rendre un rapport, notre projet soit strictement personnel, comme créer notre entreprise ou écrire un livre. Il n’y a alors plus de pression de la deadline : nous n’avons aucun compte à rendre et personne ne va venir nous dire que nous n’allons pas finir à temps. Le perfectionnisme peut alors nous entraîner à repousser l’accomplissement de notre projet indéfiniment. On risque de finir par se rendre compte qu’il est impossible de transformer la vision parfaite que l’on en avait en réalité, et donc par abandonner.
C’est ainsi que certains perfectionnistes finissent par préférer ne jamais rien entreprendre plutôt que de courir le risque de produire quelque chose d’imparfait qui nous laisse insatisfait.

 

Comment y remédier ?

Nous avons donc vu à quel point le perfectionnisme pouvait s’avérer néfaste et entraîner la procrastination.
Est-ce pour autant le mal absolu ? Est-il possible d’y remédier ?

Tout d’abord, n’allez pas vous jeter sous un train si vous êtes perfectionniste et si la procrastination constitue votre pain quotidien. Au contraire, je suis convaincu que le perfectionnisme peut devenir un atout si l’on prend les mesures adéquates pour le contrôler.

La solution pour cela est, comme souvent facile à énoncer mais va demander quelques efforts à mettre en œuvre. Elle consiste à vous autoriser à considérer que vous n’êtes qu’un être humain avec ses défauts et ses faiblesses. Et c’est très bien ainsi : personne n’attend de nous que nous soyons un surhomme, d’autant que l’être parfait n’existe pas (d’ailleurs, même s’il existait, tout le monde le détesterait certainement car il nous renverrait à nos propres imperfections).
Il ne sert donc à rien de vouloir réaliser une tâche à la perfection. D’ailleurs avez-vous déjà acheté un produit parfait à une entreprise parfaite ayant un service client parfait ? Non, bien entendu, c’est impossible. Même Microsoft et Google ne sont pas parfaits (j’espère que cette phrase n’affectera pas le référencement de ce site :-)), cela ne les empêche pas de dominer leur marché.

Quand vous devez accepter ou non une tâche, demandez-vous quelle est la probabilité que vous soyez en mesure d’accomplir un travail parfait ? Et quelles seraient les conséquences de ne faire qu’un travail seulement satisfaisant ou convenable ?
Bien souvent la réponse sera qu’un travail seulement convenable maintenant vaut mieux qu’un travail parfait indéfiniment remis à plus tard. Vous pouvez donc vous donner dès maintenant la permission d’effectuer un travail imparfait plutôt que d’attendre que la deadline soit dépassé et que vous y soyez contraint.

Le piège du perfectionnisme et de la procrastination vient aussi du fait qu’ils nous poussent à considérer le travail fini comme un tout gigantesque et à oublier les étapes nécessaires pour y parvenir. Comme je le disais dans mon article sur la motivation, cela nous donne l’impression que notre objectif est lointain et inatteignable et nous pousse au découragement. Je recommanderais donc de remplacer l’idée d’ « accomplir ce projet de manière parfaite » par celle de « finir ce petit sous-objectif dès aujourd’hui ». Vous pourrez toujours améliorer ce premier jet par la suite.
Par exemple, si vous avez un rapport de 6 pages à rédiger, entrainez-vous à seulement en rédiger un plan grossier aujourd’hui si cela vous aide à commencer. Vous verrez qu’ensuite, une fois passée l’inertie initiale, il n’est plus aussi difficile de continuer.

Je pense vraiment qu’être conscient des aspects négatifs liés au perfectionnisme et mettre en place des solutions pour contourner ce problème peut vous permettre de vaincre la procrastination. C’est à vous qu’il convient de concrétiser ce perfectionnisme en actions visant à vous améliorer plutôt que de vous laisser décourager par l’impossibilité d’atteindre la perfection. N’hésitez pas ainsi à mettre en place un plan d’action (constitué de petites actions immédiatement exécutables) destiné à optimiser vos performances.

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois que vous aurez réussi à déjouer tous ces pièges, vous pourrez alors réellement bénéficier de tous les aspects positifs liés au perfectionnisme. Celui-ci vous poussera alors à accomplir tous ces projets que vous remettiez auparavant au lendemain et à pousser la barre toujours plus haut pour vous-même. Il deviendra votre allié au lieu d’être votre ennemi et vous motivera à toujours vouloir vous améliorer et à ne pas vous satisfaire du statut-quo.

Et vous? Etes-vous perfectionniste? Pensez que cela vous pousse à la procrastination?
Y a-t-il dautres raisons qui vous poussent à procrastiner?

À lire : La procrastination : L’art de reporter au lendemain Perfectionnisme et procrastination (utilisé comme référence dans cet article).

Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous conseille cet article assez exhaustif sur la procrastination sur FrenchTouchSeduction.com : La procrastination.

Et bien sûr, je vous conseille également L’article récapitulatif de Boréale sur cette édition de Juin du festival à la croisée des blogs .

40 réflexions au sujet de « Perfectionnisme et procrastination »

  1. tout a fait d’accord avec cette analyse.
    Ne dit-on pas d’ailleurs que le mieux est l’ennemi du bien.

  2. Merci pour cet article, tu as vraiment mis le doigt sur mon problème majeur ! Je suis très (trop) exigeante envers moi-même, je veux toujours produire quelque chose de parfait, que ce soit dans les taches ménagères, au travail ou dans mes projets artistiques (et particulièrement dans ce dernier cas).

    J’ai un projet qui me tient à coeur, mais je veux atteindre une qualité que je juge parfaite. Or en plaçant la barre si haut, je suis très stressée, mes essais n’étant pas à la hauteur, mon stress augmente… un cercle vicieux !

  3. Tu as bien résumé le comportement procrastinateur. La solution de micro segmenter ses objectifs permet en effet une satisfaction personnelle au quotidien qui est un moteur pour poursuivre son objectif jusqu’à la fin.
    Le tout est de rendre la réalisation de cet objectif quelque chose d’agréable à vivre au quotidien. Sinon, le lendemain, notre inconscient nous dit « Pitié! Pas une journée aussi acharnée que celle d’hier, reposons nous un peu d’abord ». Et ce serait dommage que la stratégie anti procrastinatrice se retourne contre nous.

  4. Merci à tous les 3 pour vos commentaires
    @ Ambiome : Oui c’est mon problème majeur moi aussi, c’est pour ça que j’ai été capable de mettre le doigt dessus. Je le savais depuis pas mal de temps mais écrire un billet sur le sujet m’a aidé à mieux en prendre conscience.

    Je suis content que ça puisse être utile à d’autres personnes également en tout cas.

    Bye

  5. À la lecture de ton article très exhaustif Guillaume, je peux te dire que je suis bien contente de ne pas être perfectionniste! :-)
    Ouf! Moi aussi je pensais que c’était le défaut d’une belle qualité mais à la réflexion je me trouve bien comme je suis. Encore Bravo pour cet excellent article!

  6. J’ai exactement le même problème et j’en avais déjà conscience, je rajouterais que pour ma part cela m’amène souvent à avoir un comportement binaire: c’est tout ou rien, et vu que c’est jamais évident d’avoir tout, d’avoir quelque chose de parfais et bien je me réfugie dans le rien.

    Bien sûr on se dit qu’il faut relativiser, que le mieux est l’ennemi du bien etc, mais ce n’est pas évident de changer cela.

  7. Merci pour vos commentaires.

    Alex, oui c’est vrai que moi aussi j’ai souvent l’impression que cela ne sert à rien de commencer une tâche si je ne pense pas être en mesure de l’accomplir d’une manière qui se rapproche de la perfection.
    J’essaie de me soigner et de me forcer à ne pas penser de cette manière, d’où cet article d’ailleurs. Mais j’avoue que ce n’est pas facile même une fois que l’on a mis le doigt sur le problème.

    Val, il faut dire que j’ai pas mal noircit le trait et mis l’accent sur les défauts liés au perfectionnisme. Mais c’est vrai que je trouve largement plus d’inconvénients que d’avantages à être perfectionniste, excepté peut-être pour ceux qui ont une profession artistique.

    Ciao ciao

  8. Ping : Developpement personnel : La procrastination

  9. Je suis tombée sur cet article alors que je croyait que mon seul problème était la procrastination, mais maintenant je me rend vraiment compte que je suis tout d’abord perfectionniste, un défaut/qualité que je ne m’était jamais sérieusement attribué puisque ce que je fais est en général à mon avis, et malheureusement trop souvent objectivement, assez médiocre. Bref, je m’identifie moi aussi à 100% à ce qui est si bien expliqué dans cet article. Et quand je procrastine je fait rien d’utile – ça me stresse et je déteste bien sûr, mais j’ai comme une fausse impression que d’un côté j’adore prendre une éternité pour faire autre chose que ce que je devrais faire! Je sais bien que la seule solution est d’agir, comme il est dit dans l’article, mais que c’est si difficile! Ce défaut de ma personnalité me fait remettre en question mon choix de carrière (j’étudie en traduction) et va même jusqu’à empoisonner mes relations personnelles (facebook et ma boîte mail sont pour moi la source d’une culpabilité permanente car je ne répond finalement que rarement ou très tard aux gens qui me contactent…). Mais bon, je ne suis pas au bout du désespoir, chaque matin je me lève en me disant qu’aujourd’hui j’arriverai à être efficace… j’y arriverai peut-être un jour! En tout cas mille mercis pour l’article, je continue de méditer dessus :)

  10. Salut Mia,

    Merci beaucoup pour ton commentaire.
    Surtout, ne te décourage pas. Je pense qu’il est vraiment possible de se soigner de sa procrastination, même si c’est évidemment difficile.
    Personnellement, je suis dans le même cas que toi et j’ai l’impression d’avoir fait beaucoup de progrés récemment. Comme quoi, il est toujours possible de s’améliorer.
    Je pense que prendre conscience du problème est un premier pas dans la bonne direction. Tu es donc sur la bonne voie :-)

    En ce qui concerne ta culpabilité face à tes emails, je te comprend parfaitement car c’était la même chose pour moi jusqu’à il y a peu : je mettais souvent plus d’une semaine à répondre.
    Depuis, le début de l’année, j’ai décidé que je devais toujours répondre en moins d’un jour, même si c’était une réponse courte (avant je faisais des emails de 2 pages, et c’est aussi pour cela que j’avais du mal à me lancer dans leur rédaction) et cela m’a beaucoup aidé
    Je te suggère d’en faire de même. Dans le pire des cas, tu peux envoyer un email court disant que tu es très occupée et que tu enverra un email plus long le lendemain : au moins tes amis sauront que tu ne les ignore pas.

    Bon courage en tout cas, tiens nous au courant de tes progrés.

    Alex : Bon courage dans tes projets. En écrivant mon dernier article, Le Personal MBA, j’ai eu l’occasion de parcourir très sommairement l’ebook gratuit de 37Signals : Getting Real et je pense que ça pourrait t’être utile dans tes projets. C’est un ebook qui explique comment construire une application web en en faisant volontairement moins que la compétition de manière à se concentrer uniquement sur ce qui crée réellement de la valeur.

    A bientôt

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  12. Ping : Les inspirations de la semaine : Le lab d’Ambiome : vivre autrement, tout simplement

  13. Merci, merci merci pour cette analyse, 100% vraie! J’ai tjr pensé que j’etait le seul et que jetait prisonnier de ça mais Dieu merci je me rend compte que ce n’est pas le cas et qu’il es possible de sameliorer. A celui qui a fait cet analyse je dis un grand Merci! Ma prise de conscience grace a ça est deja un premier pas vers le changement, et c’est grace a vous!

    • Merci Marouane pour ton témoignage.
      Comme tu le vois, tu es loin d’être seul et moi aussi je suis passé par là (et je traville toujour à combattre mon perfectionnisme)

      Je suis content que cet article t’ai été utile. :-)

  14. Bonjour,
    j’ai lu cet article avec beaucoup d’intérêt et je me retrouve totalement dans la description. Depuis quelques temps déjà, on me repprochait mon « perfectionnisme », mot qui m’évoquait plus une qualité qu’autre chose. Mais j’ai remarqué que mes problèmes actuels étaient majoritairement dus à cela. J’ai beaucoup de travail actuellement, et je n’ose pas m’y mettre à fond de peur de me retrouver déçue au final. De peur d’avoir beaucoup travaillé pour finalement me rendre compte que je n’étais pas à hauteur. Je m’y mets dont au dernier moment, histoire de faire le minimum acceptable, mais je m’en veux ensuite en me disant que si j’avais vraiment travaillé, j’aurais pu réussir. Procrastination, et cercle vicieux donc.
    Cependant, je pense avoir une forme de perfectionnisme encore différente. Je ne supporte pas les défauts chez les autres. J’ai envie de m’occuper de tous les problèmes autour de moi, je ne supporte pas le fait de savoir qu’une chose ne va pas et que je suis impuissante face à ça. J’aimerais en fait tout diriger et tout contrôler, puisque je suis persuadée que tout irait pour le mieux si je maîtrisais tout.
    Je me dis que mon perfectionnisme a un effet extrêmement mauvais sur moi puisque je pense qu’arrivée à un certain âge, je me sentirai vraiment impuissante face à tous ces problèmes que je ne pourrai jamais régler. Et je ne sais pas comment je réagirai. Et pour ne pas arriver là, j’aimerais combattre mon perfectionnisme, mais je ne sais pas vraiment comment faire.
    Merci encore pour l’article, je tâcherai d’en prendre compte !

    • je suis absolument comme toi, moi aussi je veux avoir le pouvoir sur tout, je ne supporte pas les defauts des autres, je suis sans arrêt entrain de me poser des questions, je ne me suis jamais mise au travail, apars s’il s’agit d’une urgence et encore, si c’est obligation je ferais le travail qu’en dernière minute, sinon je ne ferais rien si cela n’est pas imposer, pour moi toutes les taches doivent etres réalisées à la perfection mais hélas comme toujours elles me paraissent irréalisables, je me plonge alors dans mon désespoir et ça je le vie au quotidient.^^ Je ne suis jamais satisfaite. Mais maintenant, je compte bien changer!!!!

  15. Ping : Comment se mettre au travail? | Biblio et zénitude

  16. Bravo pour cet article qui résume exactement un de mes plus gros problème : la perfection associée à la procrastination. Je savais que j’avais ces deux défauts et j’avais remarqué qu’il y avait un lien entre les deux mais en te lisant tout me parait plus clair. Surtout ce que j’apprécie ce sont tes petits conseils pour s’améliorer ( ce que j’essaye de faire en permanence). Je vais essayer de les mettre en place le plus souvent possible. J’aurais du lire ton poste avant car je viens de quitter mon copain car je ne me sentais pas assez bien pour lui (après une longue réflexion) parce que dans mon cas, je souhaiterai que les gens me voient comme parfaite et que mon couple soit parfait,… (ou presque!) et comme ce n’est pas le cas je fuis pour ne pas montrer mes imperfections ou pour ne pas être dans une situation imparfaite ( la vie quoi!). J’ai trop souvent remis les choses au lendemain par manque de temps ou de peur de mal faire. J’ai souvent le besoin de chercher des infos sur le net ou dans les livres avant de passer à la pratique afin de faire les choses correctement. Mais souvent, j’ai peur de mal faire ( problème de confiance en soi peut être aussi!?!)alors , je ne fais rien ou je reporte à plus tard. Ce besoin de vouloir tout contrôler entraîne bien sûr un stress comme certains l’on souligné et on a l’impression que le temps passe vite et que l’on a le temps de rien faire au final. J’aimerais pouvoir guérir de tout ça et vivre pleinement ma vie. Si tu as trouvé d’autres astuces pour progresser, je suis toute ouïe!
    Merci pour ton article, il est très bien fait.
    Crystal

  17. Je n’arrive pas à le croire!!!toutes ses années d’études perdues(en prépa),j’étais tout le temps bloquée et je ne savais jamais que c’est à cause du perfectionnsime.En fait,je savais que j’étais perfectionniste,mais je croyais que tous mes blocages étaient dus à d’autres raisons..,que je n’arrivais jamais à découvrir…J’ai toujours senti en moi quelque chose d’HYPER PUISSANT qui me freinait sans cesse.On me disais que je me bloque moi meme,mais je ne savais ni pk ni comment changer ma façon de penser.. J’ai passé 5 ans de ma vie(lycée +3années en classes prépa)à me motiver par tous les moyens,j’ai tout fait,TOUT,sans jamais pouvoir évoluer.Je n’ai jamais pu travailler d’une manière continue pendant une semaine ou au moins 3 jours!!VOUS IMAGINEZ!!
    Je souffrais bcp et me disais:Pk je ne peux pas réaliser mon reve?Pk je me bloque?…Sans jamais avoir de réponse
    Je suis très intelligente mais je n’ai jamais pu avoir d’excellents résultats(comme avant).
    J’ai gouté de tous les maux et les chagrins à cause du perfectionnisme.QUEL ENNEMI!!
    Vous savez,cette année,c’est ma seule et dernière chance en prépa.J’ai toujours été considérée comme feignante,j’en pleurais sans cesse..car j’ai toujours voulu atteindre le top de l’excellence et j’ai toujours été TRES SERIEUSE.
    Vous savez,ce soir meme,je viens de me bloquer..car avant hier,j’avais fait un planning,que je trouvais très insuffisant pour atteindre le niveau que je souhaite,mon vrai niveau..

    Maintenant,que j’ai découvert ce qui me paralysait,ma vie va prendre une autre direction..

    Je vous remercie.

    • Merci pour ton témoignage que je trouve vraiment émouvant et pertinent. De nombreux jeunes gens souffrent dans leurs études à cause de ce problème (qui parfois peut-être combiné à un autre problème), ne réussissent comme ils le souhaitent, et une grande frustration reste en eux, les empoisonnant, et leur barrant l’accès à un certain bien-être voire accomplissement dans leur domaine ! Bon courage pour tout !

  18. « La tentation du lendemain »
    Un recueil de nouvelles sur les méfaits de la procrastination sur nos vies, vient de paraître aux éditions Grancher.
    Pas de morale, juste un outil de prise de conscience et l’opportunité d’envisager de combattre le fait de remettre au lendemain.

  19. Bonjour guillaume et tous,

    Je viens de lire ton article et vos différents commentaires qui me montrent que je ne suis pas seule…

    Maintenant,j’ai identifié ce problème de procrastination il y a bien lgtps déjà, et l’associait déjà à la peur de l’échec sans jamais avoir réussi à m’en défaire. Je crois que c’est à cause de ça que mes stages ne se sont pas toujours bien déroulés, et que je ne m’épanouis pas du tout dans mon job.

    Ca m’empoisonne véritablement la vie alors j’espère à présent réussir à trouver une solution… voire une aide, car je crois que c’est de l’ordre du psychologique.

    Bon courage à tous.

  20. Merci Guillaume,
    J’ai beaucoup apprécié cet que j’ai trouvé très exhaustif. Vous décrivez bien les notions et les relations entre elles. J’ai personnellement souffert et je souffre encore de ce « mal » qu’est le perfectionnisme et en effet j’ai tendance à tout remmettre à plus tard dans le souci de faire bien les choses. Mais malheureusement ce n’est que l’approche des délais qui me pousse à finir ce que j’ai à faire et souvent je m’en sort exténué avec de surcroit un sentiment de culpabilté d’avoir pu mieux faire.

    Dans ma vie de tous les jours c’est plutot le syndrome du tout ou rien qui me guide et c’est souvent le rien qui l’emporte. C’est vrai que je me suis toujours repproché de ne pas avoir atteint les objectifs qui devraient être les miens et de ça j’en souffre.

    En lisant votre article j’ai mis le doigt sur mon problème.

    Merci encore.

  21. thanks pour cet article Guillaume :D j’ai 13 ans et je visais déjà le 20 au bac mdr . Mes profs m’ont souvent dit être perfectionniste mais j’étais encore loin de me douter que c’était mon plus grand défaut avant cet article . En ce moment je regarde tous tes articles (tous très bien, pour moi du moins) et je fais un grand travail personnel de moi même. Ton blog est très utile, continue comme ça ;)

  22. Bonjour à Guillaume et à toutes et à tous,

    Un peu de procrastination avant d’écrire ce message, mais l’envie est trop forte de partager moi aussi la joie que j’ai eu à lire cet article et tous les commentaires laissés au fil des mois.

    Je souffre de perfectionnisme. On m’en a souvent fait la remarque depuis que je suis tout petit, et certaines personnes proches m’ont toujours dit que c’était une qualité. Je pense que j’ai hérité de ce perfectionnisme de mon père car je remarque encore chez lui aujourd’hui un comportement très perfectionniste.

    J’ai donc grandi en développant ce que je croyais être une qualité. Hélas, je me rends bien compte aujourd’hui que le perfectionnisme est un défaut qui est souvent très handicapant (je suis étudiant en fin de master) .

    Au fil de mes études j’ai découvert que je souffrais aussi de procrastination. J’ai déjà eu de sérieux problèmes à cause de çà et plus les années passent et plus les problèmes que je rencontre deviennent importants. Par exemple, il y a quelques années, j’ai arrêté un stage parce-que je me rendais compte que je n’arriverais jamais à atteindre l’objectif que je m’étais fixé). J’ai pu m’en tirer car ce stage était volontaire et donc pas obligatoire.

    En ce moment, je traverse une autre situation difficile. Je travaille sur mon mémoire de recherche qui doit sanctionner la fin de mon master 2. L’échéance est dans un moins d’un mois et jour après jour je reporte mon travail. Cette situation me fait souffrir réellement. J’ai beaucoup de difficultés à en parler car je pense que seules les personnes touchées par ce problème peuvent comprendre la souffrance que la procrastination peut engendrer. Le travail que j’ai à faire me fait ressentir une telle peur, il y a quelque-chose en moi de « tellement puissant » (pour reprendre une expression d’un des commentaires) qui me bloque que je suis incapable d’avancer, ne serait-ce que d’écrire un mot. Au lieu de çà, dès que je met devant mon ordinateur, je lis mes mails et explore en détails toutes les publications facebook. Ou alors, je lis des livres ou des publications…mais qui n’ont rien à voir avec mon sujet de mémoire.

    Et pourtant l’enjeu est de taille, puisque ma soutenance oral est en septembre et que je joue là l’obtention de deux diplômes (je suis dans un cursus entre deux universités). Mais le pire, c’est que même cette perspective ne me donne pas assez de motivation pour me mettre au travail.

    Alors, je sais ce qui va se passer dans les prochaines semaines si je n’arrive pas à inverser le processus. Plus l’échéance va approcher et plus je vais angoisser. Ce seront des semaines éprouvantes psychologiquement. Je suppose que je finirais par être obligé d’en parler à mes professeurs et cela me soulagera. Alors, je réussirai à me mettre à travailler mais ce sera à la dernière minute et je rendrais un travail qui ne reflètera pas du tout mon niveau. Ca a pratiquement toujours suffi les autres années, mais cette fois il s’agit d’un mémoire de fin d’études et un mémoire moyen ne me suffira pas à obtenir la moyenne.

    Voilà j’ai écris ce que j’avais sur le coeur depuis plusieurs semaines et çà m’a fait vraiment fait du bien. Merci à toi Guillaume d’avoir pris le temps d’écrire cet article qui m’a beaucoup aidé. C’est la première fois que j’arrive à parler de ce problème (même si ce n’est pour l’instant que par écrit).

    Si au moins, je pouvais avoir autant d’inspiration à travailler sur mon mémoire que j’en ai eu à écrire ce message.

    Merci encore!

  23. Bonjour a tous,

    je viens de prendre lecture de cet article et il reflète vraiment ce que je suis en train de vivre aujourd’hui!
    c’est encore bien pire car je suis tombé daans une profonde dépression et j’ai l’impression de ne pas pouvoir sortir la tête de l’eau.
    Voila mon histoire: tout (ou presque puisque l’être parfait n’existe pas même si j’ai du mal a me le dire) ma réussit jusqu’ici, j’ai une femme qui m’aime, deux belles petites filles, mon boulot se passait bien jusque là (malgré que je soit en arrêt depuis 2 semaines), une maison construite depuis 2 ans et toujours ce sentiment de vouloir toujours plus et toujours mieux c’est a dire la perfection!!!
    Mes pensées sont hantées par le fait qu’il faut toujours que j’ai quelque chose a faire dans ma maison sinon je culpabilise en me disant que je suis imcapable de terminer quelque chose (j’espère que tout le mode m’aura compris!!!). Et ce sentiment de culpabilité me conduit souvent à reporter les choses en me disant que ça ira mieux mais c’est faux. je ne pense pas que les choses peuvent s’arranger rapidement et voilà encore mon problème car je suis trop pressé d’avoir un résultat.Est-ce que quelqu’un a une solution miracle ou bien comme on dit « il faut laisser le temps au temps » mais je voudrait vraiment sortir de cette impasse et pouvoir profitez de la vie,de mes enfants et de ma femme comme je le faisais auparavant sans avoir ce stress quotidien de la peur de ne pas pouvoir etre parfait et tout vouloir maitriser! pour ma part,moi et tout ceux qui en prennent conscience on vraiment envie de s’en sortir alors serrons nous les coudes et venons a bout de cette « pourriture » qui nous gache la vie au quotidien.
    Bon courage a tous et n’hesitez pas à me répondre (je me suis aperçu que cela fait du bien de lacher ces soucis même a des gens que l’on connait pas mais qui peuvent avoir un autre regard sur la personne)
    Encore Merci

  24. En un mot, Bravo!
    En lisant, votre article, j’ai eu l’impression de lire un résumé de ma vie. Je suis totalement perfectionniste et ce depuis ma plus tendre enfance. Au début, ça m’a aidé à me dépasser, etc… Mais au fur et à mesure que je grandisse, l’angoisse, l’esprit de compétition exacerbé et la procrastination me gâchent réellement la vie. Votre article fait réellement « du bien », une sorte de déculpabilisation de n’être qu’un « être humain ».
    Merci!

  25. Merci pour cet article et les innombrables commentaires.
    J’en ai délicieusement lu une quinzaine puis je me suis dit, qu’il était temps de m’arrêter, de procrastiner.
    Je savais que la procrastination était mon ennemi, je l’ai diagnostiquée depuis quelques années déjà mais de là à imaginer que cela puisse être lié au perfectionnisme !!!
    D’abord, comment l’aurai-je fait, vu que je ne considère pas avoir accompli de grandes choses et encore moins de choses parfaites.
    Maintenant que je le sais, je pourrai tenter d’y remédier.

    PS: je me suis retenu au dernier instant de passer par la case séquence émotion au niveau de mon message, ce qui aurait pu rassurer peut-être d’autres lecteurs quand à leur propre expérience, mais que j’ai jugé nettement moins constructif en l’état que le diagnostic établi

  26. Bonjour !

    Wow !! Cet article est excellent et plein de vérité. Merci à toi Guillaume, et pour nous, nous qui nous nous identifions à cette expérience de vie et qui cherchons des solutions pour aller mieux, tout simplement, moins souffrir (l’être humain étant instinctivement dans un rapport souffrance-plaisir).
    C’est bon de savoir que nous ne sommes pas seuls au monde avec nos soucis, et ce n’est pas les moindres.
    Pour ma part, tes mots, Guillaume, me confirment ce sur quoi j’avais déjà pointé le doigt, en passionnée du travail sur moi-même. Alors merci pour ces confirmations. D’ailleurs, Tal Ben-Shahar, docteur en Bonheur, a écrit un magnifique livre sur ce sujet : L’apprentissage de l’imperfection.

    Tout ça demeure vraiment à mes yeux un handicap quand il a été surtout construit pendant l’enfance, car l’enfant apprend à « ÊTRE » parfait ou à « NE PAS ÊTRE », et il s’en donne les moyens. Cela se répand ensuite dans toutes les sphères de la vie et peut mener au suicide (l’éternelle insatisfaction est puissante, tout aussi que le « tout ou rien »!).

    Dans la lignée de mes propos, je me permettrais donc d’ajouter un petit quelque chose qui me parait important, la construction affective du perfectionnisme et l’environnement familial, comme théâtre du perfectionnisme.

    En gros (mais très fin à l’intérieur ;)), si je suis parfait et irréprochable, je me sens puissant, quasi intouchable et aimable (donc aimé), et si je ne suis pas parfait, je déçois, manque d’estime de moi-même donc je ne suis pas aimable (et pas aimé)…Conséquence : je dois être parfait pour me sentir aimable et être aimé.
    C’est ce qu’un petit enfant peut apprendre au cours de son développement s’il n’est félicité que sur des résultats et qu’il voit de la fierté dans les yeux de ses parents que lorsqu’il atteint parfaitement leurs exigences ou s’en rapproche le plus possible. Il créé beaucoup de plaisir dans son entourage, et il en est acteur ! Magique, je continue !!
    A l’inverse, s’il est une source de déception quand il s’en éloigne et qu’il est puni par exemple, il se sent moins aimable et se découragera à agir de facto, car il sait qu’il procure du déplaisir, il en est l’acteur et le premier à souffrir. Nan, je refuse, j’arrête!

    Le petit être sensible qui se développe se réfugiera donc dans le plaisir qu’il veut (doit!) procurer à ses parents et donc à lui-même, ses parents sans doute aussi atteints de perfectionnisme s’ils n’acceptent pas les résultats d’un enfant tels qu’ils sont et qu’il juge les résultats plutôt que la démarche, par exemple.
    L’enfant, pour pousser à l’extrême, apprend que ses parents l’aime d’une manière conditionnelle, et commence le cercle vicieux du perfectionnisme et des conséquences engendrées dans la vie d’un être humain, qui ne demande, au fond et à la base, qu’à être aimé et accepté pour ce qu’il est et tout ce qu’il met en place pour avancer sur son chemin de vie, dans un sens global (là, l’hémisphère droit est notre meilleur allié!).

    Pour s’en sortir, c’est possible (je le vis au quotidien!) si et seulement si, notre caméra change, mais d’un d’un tout petit millimètre, chaque jour… c’est le petit millimètre qui stimulera le changement, en y allant encore tout petit. Il ne faudrait pas réveiller son amygdale! :)

    Alors, Bienvenu aux prises de conscience et à la substitution d’une inertie déprimante et jugeante en belles forces d’action satisfaisantes et motivantes et, Bon courage à tous, et la clé de notre mieux-être se trouve en nous-mêmes, c’est bien ça notre réelle certitude, un apprentissage au quotidien et le chemin de toute une vie…

    Merci encore, Clémence.

    PS: Je poste ce commentaire sans me dire « mais qu’est ce qu’ils vont penser de moi, c’est nul ce que j’écris, non? Je sais déjà la réponse quoi que vous vous dites! » Et c’est tellement libérateur!

  27. j’ai lue cette article, et, je suis stréssée en ce moment je ne savais pas que j’etais perfectionniste et procraniste. Et j’en pleure, je souffre beaucoup à cause ça, cela me bouffe ma vie, je n’ai que 22ans, je suis etudiante actuellement et je n’ai jamais fais quoi que ce soit à temps car je m’impose des toujours la perfection et puis je commence à chercher des informations dans des endroits impropables afin de realiser, par exemple, une simple synthèse, lorsque je ne reussi pas je me critique sens cesse.. Je pense que je suis une perfectionniste à l’extrême. D’ailleurs, je ne vous cache pas que j’essaye depuis le début de ne pas faire une seule faute d’orthographe^^alors que l’on est sur un simple forum! Qu’en pensez vous?

  28. Bravo!!! En lisant l’article, je me suis rendu compte de beaucoup de choses, vous avez décrit exactement ce que je ressens, ce que je me dis, ce que je fais et ce que je veux ! Franchement, chapeau et Merci infiniment!

  29. Merci vraiment pour cette article !
    Je n’ai que 15 ans et je veux déjà que tout autour de moi soit parfait, que mes actes soit parfaits, voir que je sois parfaite, vous l’avais sans doutes compris, je crois être atteinte de perfectionnisme. Et au bout d’un certain temps, j’avoue que cela devient réelement épuisent et que je me sens tellement naze la plus part du temps. Je ne veux pas que mes parents ni mes amis, ni même mon copain soit au courant et pour dire vrais je ne leurs dit pas pour ne pas me faire critiquer.
    Quelques exemples assez drôles dis comme sa mais insuportable a vivre : – Physiquement, si je ne suis pas rasé , si un de mes vêtements a une tache, si je ne suis pas bien coiffée, si mon visage n’est pas doux (je suis obligé de le toucher au mons 20 fois par jours), si mes cours ne sont pas bien écrits (sans aucune fautes) si mes évaluations ne sont pas biens écrites; si ma& chambre n’est pas impec’ je laisse TOUT tomber. Et j’ai presque l’impression de passer en dépression !
    Je touche les deux extrémités : Soit tous doit êtres parfait (Ma chambre, la salle de bain, mon corps, mes cours, mon sac etc) soit je laisse tout en vrac et j’ai carrément l’impression de faire un gros come back a la préhistoire. Mon mental est sans arrets a 0.
    Bref, je pense que vous subissez tous sa, et j’en convients, c’est très très très difficile a supporté.
    En tous cas, merci encore pour se super article.

    Pamela.

  30. Bonjour Guillaume,

    Merci pour cet article bien pensé.
    Vous auriez tout de même pu citer en référence l’excellent ouvrage de John Perry ‘La procrastination – l’art de reporter au lendemain’ dont vous utilisez de larges passages dans votre exposé.

    Cela n’enlève rien à l’intéret de votre explication qui pousse encore plus loin la pensée de Perry.

  31. Bonjour à tous

    Merci pour cet article, même si Guillaume n’est plus là, et merci aux commentateurs(trices). Aurais-je aimer lire ceci depuis longtemps déjà ? Pas sûr … j’ai 40 ans et je ne suis prêt que aujourd’hui à accepter ce diagnostique : Perfectionniste et « procrastinateur ». Alors que aussi loin que je puisse me souvenir cela fait partie de moi. J’en étais même très fière. Fière mais souvent malheureux. Le mélange de ces deux états pouvant « exploser » intérieurement, et être repoussant pour les proches et mon entourage.

    Fière, car je peux dire être passé à côté des pièges de l’existence, comme la crise d’ado, par exemple.

    Malheureux, car mis à l’écart des gens « normaux ».

    Et je ne parle même pas encore des autres difficultés :
    - je n’ai pas de certificat scolaire car j’ai pu y « échapper » en commençant un apprentissage (mes parents m’ont mis en école privée suite à mes difficultés scolaire)
    - apprentissage que j’ai fini avec 1 année supplémentaire ayant raté les examens finaux, faute d’avoir voulu être « trop parfait » d’après le responsable des examens
    - j’ai épuisé jusqu’au bout mes indemnités chômage car impossible de me mettre en recherche sérieuse de travail
    - gymnase du soir arrêté après les premiers partiels car je me suis jugé incapable d’aller plus loin vu que je repoussais indéfiniment mes révisions

    Heureusement pour moi, tout au long de ma vie j’ai adapté mon caractère à ces situations, d’après ma psy. Oui, je suis en traitement depuis 3 ans, car au moment de la naissance de ma première fille j’ai « explosé » intérieurement une fois de plus et cette fois-ci la fumée m’a grillé le cerveau (c’est imagé, évidemment). Diagnostiqué TAG (Trouble Anxieux Généralisé), je poursuis un traitement médicamenteux, que je juge efficace, mais qui ne règle pas tout …

    Ma dernière séance, qui date de hier, a fait ressortir mon besoin aigu de perfectionnisme, qui, sans prise de conscience réel, va me pourrir le reste de ma vie. Il avait déjà été question de procrastination également. Mais je n’avais pas pris conscience, jusqu’à la lecture de cet article, du mélange des deux …

    Je vais donc essayer de m’appliquer (et non pas de viser la perfection) à un traitement « minimaliste » des petits pas. J’espère ainsi pouvoir vivre une demi-vie plus paisible que la première …

    Mes amitiés à tous, et bon courage à tous ceux qui doivent prendre conscience de leur état et agir avant de subir trop de répercutions négatives.

    Eric

  32. Incroyable !

    J’avais conscience d’être perfectionniste & de procrastiner BEAUCOUP mais je n’aurais jamais pensé à relier les deux, au contraire.
    Pour prendre mon exemple je suis lycéeenne, et mon objectif de l’année prochaine serait d’avoir mon bac mention très bien (sorte de perfection puisque c’est la mention la plus haute). Pourtant, j’ai passé les premières épreuves cette année (français oral/écrit & histoire écrit) et je ne suis pas parvenu à m’y mettre plus tôt que deux jours avant de passer les épreuves. Je me demande toujours ce qui pousse à remettre à si loin les choses et je n’avais trouvé que deux explications : je suis flemmarde & j’ai peur d’oublier si je commence trop tôt.
    Mais grâce à cet article, je me rend compte que cette « quête du mieux » me met trop de pression, et me pourris la vie au passage. Je m’inquiète de ne pas m’y mettre plus tôt et je culpabilise. J’avais commencé à élucidé la question récemment cependant, car je me rendais compte que m’y mettre plus tôt aurait nécéssité que je travaille beaucoup plus, ou ne fasse que travailler pour atteindre mon véritable objectif, à savoir être meilleure que les autres. Alors je travaille à la dernière minute possible, de façon à toujours avoir la possibilité de me dire que j’aurais pu faire beaucoup mieux si je m’y était prise plus tôt.

    C’est navrant. J’essaye pourtant de me fixer des objectifs mais je ne m’y tient pas. Au delà du fait que ça m’empêche d’avoir les résultats que je désire, ça me met dans un stress terrible, et m’empêche de dormir puisque je révise jusqu’à la dernière seconde. Ca commence à devenir dur à vivre.

    Merci de m’avoir permis d’apporter d’autres éléments de réponse à mon problème et de mettre les mots dessus. Peut être cela m’aidera-t-il, on peut toujours espérer !

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