Perfectionnisme et procrastination
Cet article a été écrit dans le cadre du festival à la croisée des blogs dont l’édition du mois de Juin est organisée par Boréale du blog La fabrique des idées.
La procrastination, peut être définie comme la tendance pathologique à systématiquement reporter une ou plusieurs tâches au lendemain. Elle s’accompagne d’un sentiment de culpabilité parce que l’on sait pertinemment que l’on devrait agir dès maintenant et que ce report est irrationnel.
Vous arrive-t-il souvent de remettre au lendemain une tâche que vous vous étiez promis de faire le jour même? Avez-vous tendance à attendre le dernier moment pour commencer la rédaction de votre rapport ou vos révisions? Vous retrouvez-vous systématiquement à payer 10 % de pénalités parce que vous n’avez pas renvoyé votre déclaration d’impôts à temps?
Si vous avez répondu oui aux questions précédentes, alors vous souffrez d’une tendance à la procrastination.
La procrastination peut toucher tous les domaines de la vie. Certains procrastinent lorsqu’il s’agit d’accomplir des tâches ménagères tandis que pour d’autres la procrastination peut concerner les tâches administratives ou même tout simplement la prise de décisions …
Vous l’aurez compris, tout le monde procrastine plus ou moins à l’instar du personnage de bandes dessinées Gaston Lagaffe. Cela n’a parfois pas de conséquences notables. Mais lorsque cela peut aller jusqu’à nous empêcher de prendre certaines décisions, menacer notre travail ou notre santé … cela devient un véritable handicap.
L’une des raisons souvent pointées du doigt comme l’un des grands responsables de la procrastination est le perfectionnisme.
Etant moi-même un perfectionniste patenté, cela m’intéresse, et je vous propose donc de nous pencher sur cette relation entre perfectionnisme et procrastination.
Qu’est-ce que le perfectionnisme ?
Tout d’abord, il convient de rappeler que le perfectionnisme est généralement défini comme la tendance à considérer comme inacceptable tout travail qui ne s’approche pas de la perfection.
Beaucoup de personnes considèrent ne pas être perfectionnistes parce qu’ils ne produisent jamais rien de parfait. On ne leur a jamais dit qu’un de leur rapports était parfait, par exemple, et ils n’ont jamais ressenti eux-mêmes que ce soit le cas.
Pourtant, ne jamais rien accomplir de parfait ne signifie pas forcément ne pas être touché par le perfectionnisme. En effet, le perfectionnisme relève plus du fantasme que de la réalité.
Imaginons par exemple que son patron demande à un perfectionniste s’il peut se charger d’une présentation devant l’ensemble de l’équipe. Le perfectionniste ne va généralement même pas se demander s’il a le temps de s’occuper de cela et s’il devrait accepter cette tâche. Au contraire, il va immédiatement se visualiser recevant les louanges de ses supérieurs et collaborateurs après avoir effectué une présentation parfaite. Il va même parfois aller jusqu’à imaginer son chef lui confiant qu’il s’agit de la meilleure présentation à laquelle il n’ait jamais assisté et lui proposer une promotion.
Pourquoi certain d’entre nous ont-ils de tels fantasmes ? Honnêtement, et même si je pense faire partie de cette catégorie de personnes, j’ai du mal à répondre à cette question. Peut-être cela provient-il directement de notre éducation et des attentes placées en nous. Peut-être est-ce parce que nos parents ne nous récompensaient, durant notre enfance, que lorsque l’on accomplissait un travail absolument irréprochable, Peut-être, au contraire, est-ce l’influence de la télévision qui simplifie les choses de manière excessive et nous montre que les héros ne peuvent que rencontrer soit un succès total soit un échec total. Peut-être que cela nous conditionne à penser qu’il n’y a pas de juste milieu possible et que tout ce qui n’est pas parfait constitue, par défaut, un échec. Peut-être, enfin, est-ce tout simplement génétique.
Quoi qu’il en soit, ce type de perfectionnisme n’implique donc pas nécessairement de réaliser quoi que ce soit de parfait, ni même de s’en rapprocher. Il consiste simplement à accepter des tâches car elles nous permettent de nourrir un idéal de perfection que l’on fantasme secrètement.
Pourquoi cet idéal de perfection nourri-t-il la procrastination ?
Il peut paraître contre-intuitif pour beaucoup de monde de penser que la recherche de la perfection puisse conduire à la procrastination.
J’ai mis moi-même longtemps à comprendre pourquoi le perfectionnisme pouvait être néfaste.
Il y a seulement quelques années, je me rappelle répondre systématiquement que j’étais perfectionniste lorsque l’on me demandait quel étaient mes défauts en entretien d’embauche. On m’avait dit qu’il fallait donner un défaut qui ne soit pas rédhibitoire pour le poste demandé, et je me disais naïvement qu’être perfectionnisme était en fait une qualité. Ce n’est que récemment, en m’intéressant à la procrastination, que j’ai compris à quel point le perfectionnisme pouvait s’avérer néfaste, et tout particulièrement dans le cadre de la vie professionnelle.
Donc, pourquoi le fantasme de la perfection nous conduit-il à la procrastination ?
Tout simplement parce que, comme chacun sait, la perfection n’existe pas.
Elle ne peut donc pas être atteinte, et même vouloir s’en approcher va nécessiter beaucoup de temps, d’application et de concentration.
Croire que l’on doit accomplir une tâche le plus parfaitement possible est quelque chose de stressant. Cela va donc nous pousser à associer un stress à la tâche et donc à recourir à la procrastination autant que possible afin d’éviter ce stress. Nous savons que, puisque nous avons décidé d’accomplir cette tâche de manière parfaite, nous avons besoin d’avoir beaucoup de temps devant nous. C’est ainsi que l’on est amené à se dire qu’il vaut mieux la repousser jusqu’à ce que nous ayons une journée entière de disponible à y consacrer pour être en mesure de nous concentrer pleinement et d’effectuer un travail de qualité optimale.
Bien entendu, il y a toujours d’autres urgences qui arrivent, ce qui nous entraîne à repousser cette tâche indéfiniment. Et même dans le cas peu probable où nous avons la chance d’avoir un emploi du temps totalement libre, nous allons généralement décider qu’il vaut mieux commencer par consulter tous les livres et sites internet existant sur le sujet afin d’être sûrs de fournir un travail qui constitue la référence dans le domaine. Comme le dit l’adage populaire, le mieux devient alors l’ennemi du bien.
Au final, vous l’aurez compris, tout cela nous entraîne à repousser la tâche à accomplir jusqu’au dernier moment. Là, la deadline imminente va soudainement nous fournir une excuse qui va nous permettre de nous extirper de ce piège : il ne reste plus suffisamment de temps pour effectuer un travail parfait. Nous sommes sauvés, nous pouvons maintenant nous mettre au travail et nous aurons toute la liberté de penser que nous aurions pu mieux faire si seulement nous avions plus de temps.
Bien entendu, cela aurait été beaucoup plus simple si l’on avait décidé de passer ces quelques heures à accomplir notre tâche dès le début. Cela nous aurait épargné beaucoup de stress, nous aurait évité de culpabiliser en pensant que nous devrions faire cela et nous aurait sans doute permis de faire un meilleur travail.
D’ailleurs, même dans le cas où nous n’avions réellement pas le temps d’accomplir cette tâche, n’est-ce pas notre perfectionnisme et notre fantasme du travail parfait qui nous ont poussés à l’accepter malgré tout ? N’aurions-nous pas plutôt dû être réaliste et expliquer à notre boss que nous n’avions pas suffisamment de temps pour être en mesure de nous en charger ?
Imaginons maintenant qu’au lieu de devoir faire une présentation ou de devoir rendre un rapport, notre projet soit strictement personnel, comme créer notre entreprise ou écrire un livre. Il n’y a alors plus de pression de la deadline : nous n’avons aucun compte à rendre et personne ne va venir nous dire que nous n’allons pas finir à temps. Le perfectionnisme peut alors nous entraîner à repousser l’accomplissement de notre projet indéfiniment. On risque de finir par se rendre compte qu’il est impossible de transformer la vision parfaite que l’on en avait en réalité, et donc par abandonner.
C’est ainsi que certains perfectionnistes finissent par préférer ne jamais rien entreprendre plutôt que de courir le risque de produire quelque chose d’imparfait qui nous laisse insatisfait.
Comment y remédier ?
Nous avons donc vu à quel point le perfectionnisme pouvait s’avérer néfaste et entraîner la procrastination.
Est-ce pour autant le mal absolu ? Est-il possible d’y remédier ?
Tout d’abord, n’allez pas vous jeter sous un train si vous êtes perfectionniste et si la procrastination constitue votre pain quotidien. Au contraire, je suis convaincu que le perfectionnisme peut devenir un atout si l’on prend les mesures adéquates pour le contrôler.
La solution pour cela est, comme souvent facile à énoncer mais va demander quelques efforts à mettre en œuvre. Elle consiste à vous autoriser à considérer que vous n’êtes qu’un être humain avec ses défauts et ses faiblesses. Et c’est très bien ainsi : personne n’attend de nous que nous soyons un surhomme, d’autant que l’être parfait n’existe pas (d’ailleurs, même s’il existait, tout le monde le détesterait certainement car il nous renverrait à nos propres imperfections).
Il ne sert donc à rien de vouloir réaliser une tâche à la perfection. D’ailleurs avez-vous déjà acheté un produit parfait à une entreprise parfaite ayant un service client parfait ? Non, bien entendu, c’est impossible. Même Microsoft et Google ne sont pas parfaits (j’espère que cette phrase n’affectera pas le référencement de ce site
), cela ne les empêche pas de dominer leur marché.
Quand vous devez accepter ou non une tâche, demandez-vous quelle est la probabilité que vous soyez en mesure d’accomplir un travail parfait ? Et quelles seraient les conséquences de ne faire qu’un travail seulement satisfaisant ou convenable ?
Bien souvent la réponse sera qu’un travail seulement convenable maintenant vaut mieux qu’un travail parfait indéfiniment remis à plus tard. Vous pouvez donc vous donner dès maintenant la permission d’effectuer un travail imparfait plutôt que d’attendre que la deadline soit dépassé et que vous y soyez contraint.
Le piège du perfectionnisme et de la procrastination vient aussi du fait qu’ils nous poussent à considérer le travail fini comme un tout gigantesque et à oublier les étapes nécessaires pour y parvenir. Comme je le disais dans mon article sur la motivation, cela nous donne l’impression que notre objectif est lointain et inatteignable et nous pousse au découragement. Je recommanderais donc de remplacer l’idée d’ « accomplir ce projet de manière parfaite » par celle de « finir ce petit sous-objectif dès aujourd’hui ». Vous pourrez toujours améliorer ce premier jet par la suite.
Par exemple, si vous avez un rapport de 6 pages à rédiger, entrainez-vous à seulement en rédiger un plan grossier aujourd’hui si cela vous aide à commencer. Vous verrez qu’ensuite, une fois passée l’inertie initiale, il n’est plus aussi difficile de continuer.
Je pense vraiment qu’être conscient des aspects négatifs liés au perfectionnisme et mettre en place des solutions pour contourner ce problème peut vous permettre de vaincre la procrastination. C’est à vous qu’il convient de concrétiser ce perfectionnisme en actions visant à vous améliorer plutôt que de vous laisser décourager par l’impossibilité d’atteindre la perfection. N’hésitez pas ainsi à mettre en place un plan d’action (constitué de petites actions immédiatement exécutables) destiné à optimiser vos performances.
La bonne nouvelle, c’est qu’une fois que vous aurez réussi à déjouer tous ces pièges, vous pourrez alors réellement bénéficier de tous les aspects positifs liés au perfectionnisme. Celui-ci vous poussera alors à accomplir tous ces projets que vous remettiez auparavant au lendemain et à pousser la barre toujours plus haut pour vous-même. Il deviendra votre allié au lieu d’être votre ennemi et vous motivera à toujours vouloir vous améliorer et à ne pas vous satisfaire du statut-quo.
Et vous? Etes-vous perfectionniste? Pensez que cela vous pousse à la procrastination?
Y a-t-il dautres raisons qui vous poussent à procrastiner?
Si vous souhaitez appronfondir le sujet, je vous conseille cet article assez exhaustif sur la procrastination sur FrenchTouchSeduction.com : La procrastination.
Et bien sûr, je vous conseille égalementL’article récapitulatif de Boréale sur cette édition de Juin du festival à la croisée des blogs .
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[...] Si j’ai mis autant de temps à réaliser ce site c’est que j’ai un problème qui me gène assez souvent: je suis perfectionniste. Si vous doutez que ce soit un réel problème je vous invite l’article de Guillaume sur le sujet qui illustre tout à fait mes pensées à ce sujet: Perfectionnisme et Procrastination [...]
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tout a fait d’accord avec cette analyse.
Ne dit-on pas d’ailleurs que le mieux est l’ennemi du bien.
Merci pour cet article, tu as vraiment mis le doigt sur mon problème majeur ! Je suis très (trop) exigeante envers moi-même, je veux toujours produire quelque chose de parfait, que ce soit dans les taches ménagères, au travail ou dans mes projets artistiques (et particulièrement dans ce dernier cas).
J’ai un projet qui me tient à coeur, mais je veux atteindre une qualité que je juge parfaite. Or en plaçant la barre si haut, je suis très stressée, mes essais n’étant pas à la hauteur, mon stress augmente… un cercle vicieux !
Tu as bien résumé le comportement procrastinateur. La solution de micro segmenter ses objectifs permet en effet une satisfaction personnelle au quotidien qui est un moteur pour poursuivre son objectif jusqu’à la fin.
Le tout est de rendre la réalisation de cet objectif quelque chose d’agréable à vivre au quotidien. Sinon, le lendemain, notre inconscient nous dit « Pitié! Pas une journée aussi acharnée que celle d’hier, reposons nous un peu d’abord ». Et ce serait dommage que la stratégie anti procrastinatrice se retourne contre nous.
Merci à tous les 3 pour vos commentaires
@ Ambiome : Oui c’est mon problème majeur moi aussi, c’est pour ça que j’ai été capable de mettre le doigt dessus. Je le savais depuis pas mal de temps mais écrire un billet sur le sujet m’a aidé à mieux en prendre conscience.
Je suis content que ça puisse être utile à d’autres personnes également en tout cas.
Bye
À la lecture de ton article très exhaustif Guillaume, je peux te dire que je suis bien contente de ne pas être perfectionniste!
Ouf! Moi aussi je pensais que c’était le défaut d’une belle qualité mais à la réflexion je me trouve bien comme je suis. Encore Bravo pour cet excellent article!
J’ai exactement le même problème et j’en avais déjà conscience, je rajouterais que pour ma part cela m’amène souvent à avoir un comportement binaire: c’est tout ou rien, et vu que c’est jamais évident d’avoir tout, d’avoir quelque chose de parfais et bien je me réfugie dans le rien.
Bien sûr on se dit qu’il faut relativiser, que le mieux est l’ennemi du bien etc, mais ce n’est pas évident de changer cela.
Merci pour vos commentaires.
Alex, oui c’est vrai que moi aussi j’ai souvent l’impression que cela ne sert à rien de commencer une tâche si je ne pense pas être en mesure de l’accomplir d’une manière qui se rapproche de la perfection.
J’essaie de me soigner et de me forcer à ne pas penser de cette manière, d’où cet article d’ailleurs. Mais j’avoue que ce n’est pas facile même une fois que l’on a mis le doigt sur le problème.
Val, il faut dire que j’ai pas mal noircit le trait et mis l’accent sur les défauts liés au perfectionnisme. Mais c’est vrai que je trouve largement plus d’inconvénients que d’avantages à être perfectionniste, excepté peut-être pour ceux qui ont une profession artistique.
Ciao ciao
Je suis tombée sur cet article alors que je croyait que mon seul problème était la procrastination, mais maintenant je me rend vraiment compte que je suis tout d’abord perfectionniste, un défaut/qualité que je ne m’était jamais sérieusement attribué puisque ce que je fais est en général à mon avis, et malheureusement trop souvent objectivement, assez médiocre. Bref, je m’identifie moi aussi à 100% à ce qui est si bien expliqué dans cet article. Et quand je procrastine je fait rien d’utile – ça me stresse et je déteste bien sûr, mais j’ai comme une fausse impression que d’un côté j’adore prendre une éternité pour faire autre chose que ce que je devrais faire! Je sais bien que la seule solution est d’agir, comme il est dit dans l’article, mais que c’est si difficile! Ce défaut de ma personnalité me fait remettre en question mon choix de carrière (j’étudie en traduction) et va même jusqu’à empoisonner mes relations personnelles (facebook et ma boîte mail sont pour moi la source d’une culpabilité permanente car je ne répond finalement que rarement ou très tard aux gens qui me contactent…). Mais bon, je ne suis pas au bout du désespoir, chaque matin je me lève en me disant qu’aujourd’hui j’arriverai à être efficace… j’y arriverai peut-être un jour! En tout cas mille mercis pour l’article, je continue de méditer dessus
Bon courage Mia!
De mon côté j’ai décidé ces 2 prochaines semaines de lutter activement contre ce perfectionnisme en me poussant à faire des choses « baclées » mais de les faire quand même.
Salut Mia,
Merci beaucoup pour ton commentaire.
Surtout, ne te décourage pas. Je pense qu’il est vraiment possible de se soigner de sa procrastination, même si c’est évidemment difficile.
Personnellement, je suis dans le même cas que toi et j’ai l’impression d’avoir fait beaucoup de progrés récemment. Comme quoi, il est toujours possible de s’améliorer.
Je pense que prendre conscience du problème est un premier pas dans la bonne direction. Tu es donc sur la bonne voie
En ce qui concerne ta culpabilité face à tes emails, je te comprend parfaitement car c’était la même chose pour moi jusqu’à il y a peu : je mettais souvent plus d’une semaine à répondre.
Depuis, le début de l’année, j’ai décidé que je devais toujours répondre en moins d’un jour, même si c’était une réponse courte (avant je faisais des emails de 2 pages, et c’est aussi pour cela que j’avais du mal à me lancer dans leur rédaction) et cela m’a beaucoup aidé
Je te suggère d’en faire de même. Dans le pire des cas, tu peux envoyer un email court disant que tu es très occupée et que tu enverra un email plus long le lendemain : au moins tes amis sauront que tu ne les ignore pas.
Bon courage en tout cas, tiens nous au courant de tes progrés.
Alex : Bon courage dans tes projets. En écrivant mon dernier article, Le Personal MBA, j’ai eu l’occasion de parcourir très sommairement l’ebook gratuit de 37Signals : Getting Real et je pense que ça pourrait t’être utile dans tes projets. C’est un ebook qui explique comment construire une application web en en faisant volontairement moins que la compétition de manière à se concentrer uniquement sur ce qui crée réellement de la valeur.
A bientôt
Merci, merci merci pour cette analyse, 100% vraie! J’ai tjr pensé que j’etait le seul et que jetait prisonnier de ça mais Dieu merci je me rend compte que ce n’est pas le cas et qu’il es possible de sameliorer. A celui qui a fait cet analyse je dis un grand Merci! Ma prise de conscience grace a ça est deja un premier pas vers le changement, et c’est grace a vous!
Merci Marouane pour ton témoignage.
Comme tu le vois, tu es loin d’être seul et moi aussi je suis passé par là (et je traville toujour à combattre mon perfectionnisme)
Je suis content que cet article t’ai été utile.