La vie est belle : L’humour comme seule arme – Films et développement personnel (2/3)

Lavieestbelle La vie est belle : L’humour comme seule arme – Films et développement personnel (2/3)

Encensé par la critique, La vie est belle est plus qu’un film, c’est une leçon de vie.  De son titre original «La vità è bella», cette comédie dramatique se déroulant pendant l’holocauste nous enseigne les vertus de l’optimisme et du courage. Elle nous montre surtout que garder le sourire face à l’adversité et rire de ses problèmes est le meilleur moyen de les surmonter.

Dans ce chef d’œuvre cinématographique, Roberto Benigni réalise l’exploit de nous faire rire aux éclats et nous laisser les larmes aux yeux dans le même film. Que l’on ait besoin d’une dose d’optimisme ou que l’on soit simplement un amateur du septième art, La vie est belle  est une réelle bouffée d’air frais qui ne peut laisser personne insensible, même les plus endurcis d’entre nous.

 

Une comédie romantique, un film plein de magie

Guido Orefice, interprété par Roberto Benigni lui-même, arrive dans la ville d’Arezzo en Toscane où il entend ouvrir une librairie et où il commence par travailler auprès de son oncle Eliseo en tant que serveur au Grand Hôtel.

Au cours de ses escapades en ville avec son ami Ferruzzio, Guido tombe amoureux de la maitresse d’école Dora (qui est interprétée par la femme de Roberto Benigni, Nicoletta Braschi). Dès lors, il va utiliser tout son humour et son charisme pour séduire sa «principessa». Alors que les lois raciales viennent juste d’être promulguées en Italie, Roberto Benigni ne va pas hésiter à se faire passer pour un inspecteur scolaire et à tourner l’idéologie fasciste en dérision totale afin d’attirer son attention. Finalement, au cours d’une réception au Grand Hôtel, il parvient à voler sa belle au fonctionnaire arrogant et sans intérêt qu’elle s’apprêtait à épouser.

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Plusieurs années passent, et Guido et Dora sont maintenant mariés. Ils ont désormais un fils de 4 ans, Giosuè, et Guido est le propriétaire d’une librairie.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes pourrait-on-dire. D’ailleurs, durant toute la première heure, La vie est belle est un film plein de magie qui n’est pas sans rappeler les comédies musicales des années 50. A travers la mise en scène de la romance entre Guido et Dora, ce film fait preuve d’une innocence indéniable et extrêmement rare dans les films d’aujourd’hui.

 

L’horreur des camps, une histoire qui tourne au drame

Mais les choses vont vite se corser. L’anti-sémitisme commence à apparaitre et devient de plus en plus présent dans le village. Tout d’abord, certains magasins commencent à aborder des signes tels que «pas de juif ou de chien», ensuite la maison de Guido et Dora est mise à sac.

Jusqu’au jour où l’inévitable se produit : la famille est déportée, Guido, l’oncle Eliseo et Giosuè sont séparés de Dora. Elle demande à être elle aussi déportée comme le reste de sa famille et en obtient la permission. Cependant, une fois arrivée au camp, les femmes sont séparées des hommes. L’oncle Eliseo périt dans les chambres à gaz mais les autres l’ignorent. Refusant de se doucher, Giosuè échappe ainsi au même sort. Découvrant que les enfants que l’on envoie prendre leur douche sont en fait gazés, Guido entreprend alors de le cacher.

 

Le rire pour survivre et l’amour d’un père pour son fils comme unique arme face à l’insurmontable

Dès lors, alors que l’on s’attend à ce que le film sombre dans le pire des cauchemars, Roberto Benigni va prendre le pari d’en faire une fable. D’une histoire d’amour entre un homme et une femme, La vie est belle va dès lors devenir l’histoire d’amour entre un père et son fils.

Lavieestbellecampdeconcentration thumb La vie est belle : L’humour comme seule arme – Films et développement personnel (2/3) Comment expliquer cette atroce situation à Giosuè ?

Guido décide de lui présenter tout cela comme un simple jeu : La première équipe qui arrivera à 1000 points gagnera un char d’assaut (un vrai, pas un jouet comme celui qu’à déjà Giosuè :-)). S’il se plaint qu’il veut voir sa mère ou qu’il a faim, ou s’il ne se cache pas suffisamment, Giosuè perdra des points. Guido le convainc également que les gardes sont méchants simplement parce qu’ils veulent également gagner le char. Si Giosuè ne rencontre pas d’autres enfants c’est parce que ceux-ci se sont cachés afin de gagner. A chaque fois qu’il demande à rentrer, Guido parvient à le faire changer d’avis en prétendant qu’ils sont en tête et gagneront bientôt le char. Malgré la mort qui s’infiltre autour d’eux, les maladies, les cadavres qui s’entassent, Guido va s’efforcer de convaincre son fils qu’il ne s’agit que d’une mise en scène …

 

Mon opinion sur La vie est belle

Dans La vie est belle, Roberto Benigni réalise l’impossible exploit de tourner une comédie sur le sujet on ne peut plus triste et sérieux de l’holocauste. Et ce que personne auparavant ne s’était même risqué ne serait-ce qu’à essayer, Roberto Benigni y parvient avec succès et réalise l’un des plus grands chefs d’œuvres de l’histoire du cinéma.

Non seulement, il a le courage d’employer  un ton léger et de tirer un film optimiste de ce qui est sans doute la période la plus sombre de l’histoire humaine, mais cela ne l’empêche pas de parvenir à nous montrer toute l’horreur de la Shoah. Un représentant de la communauté juive italienne a même écrit dans le Corriere della Sera après avoir vu le film qu’il «ridiculisait le rituel des camps et en même temps le rendait plus atroce que dans la plupart des films sérieux», avant de remercier Roberto Benigni.

Roberto Benigni prouve ici son immense et incommensurable talent. Plus qu’un film, il s’agit d’un véritable conte.  Il le dit d’ailleurs lui-même au début de son film : «Cette histoire est simple, pourtant elle n’est pas facile à raconter, comme dans un conte il y a de la tristesse, et comme dans un conte elle est pleine de merveilles et de bonheur». ajoute-t-il ensuite. Mais Roberto Benigni est un conteur hors pair  et il parvient à nous faire passer à travers une palette contenant toutes les émotions possibles. Et surtout il nous transmet un puissant et vibrant message d’espoir en nous montrant que l’amour d’un père pour son fils peut triompher de tous les obstacles, même de l’horreur la plus sombre.

Personnellement, aucun autre film ne m’avait jamais bouleversé comme l’a fait La vie est belle. Je l’ai, depuis, revu de nombreuses fois avec un plaisir et une émotion sans cesse renouvelés. Si vous n’avez jamais vu ce film, vous devez réparer cet oubli dès maintenant (je vous conseille de le regarder en italien sous-titré si vous le pouvez).

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Note : il s’agit du second article d’une série de 3 articles consacrés aux films qui m’ont particulièrement marqué. Le premier article était consacré au film Fight club de David Fincher. Afin d’être sûr de ne pas manquer le troisième volet, je vous conseille de vous abonner gratuitement à mon fil RSS

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5 réflexions au sujet de « La vie est belle : L’humour comme seule arme – Films et développement personnel (2/3) »

  1. C’est effectivement un film magnifique, un de mes films préférés…
    Même s’il reflète en fait assez mal la réalité des camps… Je crois que c’est Simone Veil qui en a parlé dans son livre « Une Vie », la fin du film notamment est assez idyllique. Mais ça reste néanmoins un très grand film

  2. Merci Rémy et Frédéric pour vos commentaires.

    Tout à fait d’accord avec toi, Roberto Benigni a vraiment été courageux d’oser réaliser un tel film.

    Frédéric, c’est vrai que ce film ne refléte pas totalement la vérité des camps. Mais Roberto Benigni dit dès le début qu’il s’agitg d’un conte. De ce fait, il ne recherche pas l’exactitude des détail, par opposition à un film comme la list de Schindler par exemple. Et même s’il n’est pas exact au niveau des détails, dans l’idée générale, il retranscrit bien l’horreur des camps …
    En ce qui concene la fin, elle n’est quand même pas non plus toute rose. Mais n’en disons pas plus sur la fin, j’avais volontairement évité de la dévoiler dans le résumé pour ceux qui n’ont pas encore vu ce film ;-)

  3. Effectivement, c’est un film magnifique et émouvant. Je le vois ainsi « Comment trouver un sens à la vie malgré qu’on soit entouré par l’horreur et la bêtise humaine? » Je comprends que ce film a été récompensé plusieurs fois…

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