17 commentaires à l'article' “La force de la volonté : un mythe ?”

Commentaires

AJOUTER UN COMMENTAIRE ...

  1. Charles (2 comments) dit :

    Excellent article ! Très pertinent. En effet avoir plusieurs objectifs en même temps, c’est dur, je m’en rends compte en ce moment !

    Par contre pour se mettre à faire quelque chose (travailler, faire du sport), là on ne peut plus trop rayer la volonté de l’équation, du coup?

    Au plaisir de te relire,
    Charles.

    • Guillaume (184 comments) dit :

      Merci pour ton commentaire Charles.
      Oui, je pense qu’il ne faut pas avoir trop d’objectifs.
      Personnellement, j’ai remarqué que, plus je concentre mes forces sur un nombre réduit d’objectifs, plus je suis efficace par rapport à ceux-ci.

      Pour ce qui est de faire quelque chose, je pense que c’est la même chose : le plus important est de restructurer notre environnement afin de rendre cela plus facile. Par exemple, pour le sport, cela va être de ne pas rentrer chez soi entre sa journée de travail/cours et sa séance de sport (on élimine les tentations télé, canapé, checker les emails …). Ou cela va être de donner rendez-vous à un ami, de façon à ne plus avoir le choix.
      De la même manière, pour le travail, c’est mettre en place un environnement qui minimise les sources de distraction et les possibilités d’interruption.

      La volonté aura toujours un rôle à jouer, mais il est beaucoup plus minime qu’on le croit et c’est surtout au début, avant que nos habitudes soient mises en place.
      D’ailleurs tu as peut-être déjà remarqué que, une fois que l’on a pris l’habitude de faire du sport régulièrement, par exemple, cela ne nécessite plus vraiment de volonté de continuer. Mais on est ensuite tellement fier lorsque quelqu’un nous dit qu’il admire notre volonté qu’on ne le contredit souvent pas, entretenant ainsi le mythe :-)

  2. Olivier (2 comments) dit :

    Salut Guillaume,

    Superbe article avec de très bons exemples. Je suis à 100% d’accord avec ton article et je pense que dire que la volonté est une ressource limitée tord le cou aux idées reçues. Généralement, on nous présente des exemples de personnes qui ont réussit grâce à leur volonté exceptionnelle et je pense que ces personnes sont – non pas des exceptions – mais au moins une minorité.
    Comme tu l’as bien identifié, c’est en éliminant les tentations à la source que l’on peut rester focalisé sur ses objectifs. Miser sur son unique volonté pour lutter contre ses tentations, c’est à mon sens aller à l’échec.
    Ton article me rappelle également la notion du « chemin de moindre résistance » et l’organisation d’un environnement favorable pour atteindre son objectif.

    • Guillaume (184 comments) dit :

      Merci Olivier pour ton commentaire encourageant.

      En effet, l’organisation d’un environnement favorable me semble être le plus important dans l’atteinte d’un objectif

  3. Karine (14 comments) dit :

    Parfois, on a beau avoir de la volonté…si nous ne savons pas où nous désirons aller, si nous ne savons pas ce que nous désirons au plus profond de nous … ce pourquoi on vit…la volonté ne servira pas à grand chose…nous tournerons en rond jusqu’à épuisement et au grand Damne de notre volonté !
    Comme le dit si bien Guillaume notre volonté est une ressource limitée … c’est comme le feu, il faut la nourrir, l’entretenir…
    Pour moi il y a l’envie, le plaisir…le projet …les objectifs. La volonté viendra alors toute seule!
    et si elle ne vient pas, il est alors grand temps de se poser et se questionner sur cette absence d’envie !

    A bientôt
    .-= Voici le dernier article de Karine : Week-end Rando-Bien être dans le Vercors ! =-.

  4. Arthur (3 comments) dit :

    Article intéressant, mais je reste peu convaincu par ses conclusions. La volonté peut être un moteur extraordinaire pour atteindre son/ses objectifs. L’expérience nous montre la volonté comme une sorte de capital qu’il faudrait utiliser à bon escient dans sa journée. Je retiens avant tout que son influence existe vraiment, car rappelons qu’ici les « cobayes » ne connaissent pas l’objectif de l’expérience. Il serait intéressant de retenter l’expérience en prévenant le candidat que l’on testera sa volonté.

    Ensuite, l’expérience est aussi critiquable au vu du manque d’enjeux. S’il y avait une somme d’argent, par exemple, donné au candidat une fois le puzzle fini. On constaterait certainement une plus grande endurance de la volonté. D’autant plus si le candidat est en manque d’argent.

    C’est pourquoi je pense que la volonté repose plus sur les enjeux voir sur la conviction. Je prends mon cas personnel pour exemple :

    - je ne suis pas vraiment gros, mais j’aimerais bien me débarrasser de quelques kilos. J’essaye donc de faire attention à mon alimentation. Mais le fait est que je cède assez souvent pour un Mars, un Coca ou un bon kebab bien gras comme il faut. Pourquoi ? Certainement parce que jusqu’à présent ça ne m’a pas porté préjudice jusque là, et qu’inconsciemment je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup à gagner. D’autant plus que si j’arrive à obtenir la silhouette idéale, j’ai bien conscience qu’elle ne sera pas acquise à jamais et à entretenir sans cesse. Donc le ratio gain sur effort à investir apparait plutôt faible (inférieur à 1 si l’on pouvait quantifier) : un gain que j’estime assez faible pour des efforts assez contraignants au quotidien ;

    - pour les études, j’ai tendance à procrastinatiner. Néanmoins, quand arrive l’heure des exams, et donc les enjeux qu’ils représentent, ma volonté se réveille, et il m’est plusieurs fois arrivé de devenir un véritable fanatique du travail. Ici le ration serait certainement proche de 1 : beaucoup d’effort à fournir (notamment dans le temps), mais pour beaucoup de gain ;

    - pour mon dernier exemple, je vous raconterais l’anecdote de mon premier job lorsque j’étais gamin. J’ai jamais eu d’argent de poche, c’est un choix d’éducation de mes parents. Seulement pas mal de mes amis avaient assez d’argent pour souvent sortir, acheter des CD, DVD, fringues, ou autre… Et du haut de mes 13 ans, j’aurais fait presque n’importe quoi pour quelques euros. Et d’ailleurs c’est ce qu’il s’est passé : j’ai fait tout le petit job. Le premier job a été de balayer et lessiver le sol de la boulangerie d’en face. Il n’y a pourtant rien que je ne détestais plus à l’époque. Mais le gain m’apparaissait ici supérieur à l’effort à fournir. Le ratio était ici supérieur à 1.
    Je rajouterais aussi un exemple bien connu : de quoi somme nous capable pour (re)conquérir une femme que l’on aime plus que tout ? Notre volonté est alors souvent sans faille.

    J’en conclu donc que la volonté existe, et qu’elle peut être un formidable moteur pour avancer. Mais je ne pense pas que l’on né avec de la volonté ou non ; elle se construit et se développe. Elle est plutôt corrélée à nos convictions, en la conviction que ce que nous faisons est la bonne solution, et que nous y gagnerons à la hauteur de notre investissement, voir plus.

    Il vaut mieux donc bien analyser ce que l’on entreprend, pourquoi nous l’entreprenons, si nous faisons bien, si nous avons beaucoup à y gagner ou non, et se radicalisé : soit ça vaut le coup et on fonce, soit non, et on abandonne complètement.

    • Guillaume (184 comments) dit :

      Merci pour ton commentaire intéressant Arthur.

      Oui, certes, les résultats seraient peut-être légérement différents si on donnait de l’argent aux participants qui tiennent suffisamment. Il faudrait un gros budget recherche pour tenter cela.
      Cependant, pourquoi faut-il qu’il y ai fortement pour enjeu de l’argent pour que le résultat soit valable? Je ne te suis pas.
      Je trouve que cela reproduit assez bien des situations de la vie réelle. Prenons une analogie de la vie de tous les jours. Par exemple, imaginons que tu passes devant plein de magasins où il y a des vêtements, ou des DVD … que tu aimerais t’acheter mais un peu cher pour toi. Tu résistes. Tu arrives chez toi, d’après les résultats de cette expérience tu seras plus amené à craquer au niveau nourriture, par exemple, que si tu n’avais pas fait de léche vitrine
      Il n’est pas question de récvompense monétaire si tu ne craques pas là non plus.

      Tes exemples sont loin de me convaincre également.
      Le fait d’être prêt à tout pour gagner quelques euros car tu ne peux pas avoir d’argent autrement démontre même ma théorie : Tes parents ont créé un environnement où tu ne peux pas gagner d’argent sans faire de petit boulot. Donc tu le fais, pas par la force de la volonté, mais surtout parce que tu n’as « pas le choix » : c’est ça ou pas d’argent.
      Attendre jusqu’au dernier moment pour réviser ses exam, ce n’est pas faire preuve de volonté (ce serait plutôt de s’y prendre à l’avance). Au contraire, c’est attendre de se retrouver dans un cadre où l’on n’a pas le choix.
      Cela dit, moi aussi j’ai fait la même chose durant toutes mes études (comme beaucoup d’entre nous)

      Et on ce qui concerne ton exemple de reconquérir une femme que l’on aime plus que tout. Je ne sais pas si c’est de la volonté, mais ce qui est sûr c’est que c’est de la fixation et une perte d’énergie : si elle n’est pas capable de t’apprécier à ta juste valeur tant pis pour elle mais il y a des millions de femmes en France et il y en à coup sûr d’autres qui te conviendront mieux.

      • Arthur (3 comments) dit :

        J’ai peut-être mis l’accent sur l’enjeu financier, mais il peut être tout autre, ça ne change pas mon raisonnement. Ce que je voulais montrer, c’est que dans l’expérience, la volonté n’est pas vraiment mis à l’épreuve puisque l’enjeu est très mineur. Ceci dit, elle révèle malgré tout notre résistance aux tentations, même les plus futiles, et reste intéressante.

        Moi j’analyse plutôt la volonté comme étant le résultat du ratio gains sur effort à investir, mais effectivement j’ai tendance à attendre d’être face au mur pour me décider à l’escalader. Donc tu as aussi certainement raison. :P

  5. Romain (4 comments) dit :

    Merci Guillaume pour ce fantastique article.

    C’est surement un des meilleurs articles que j’ai lu depuis pas mal de temps.
    J’adore l’analogie avec Ulysse et les sirènes.
    Moi, mes sirènes ce sont ma télévision et internet. Ton article me donne envie de prendre une résolution : le soir, en rentrant du travail, j’irais directement à la musculation sans passer par chez moi. Comme ça, je serais moins tenté de rester dans mon canapé.

    Merci encore pour ton blog

    • Guillaume (184 comments) dit :

      Salut Romain,

      Merci pour ton commentaire élogieux :-)

      C’est vrai que la télévision et internet font parmi des moyens « les plus sûrs pour perdre son temps ». Pour la télévision, j’ai préféré m’en séparer : ce que j’en retirais ne justifiat pas les dizaines d’heures que ça me faisait perdre. Pour ce qui est d’internet, je viens de finir (aujourd’hui même) L’art d’aller a l’essentiel de Leo Babauta, et il donne des techniques très concrétes et faciles à appliquer pour tirer le meilleur parti des nouvelles technologies sans que cela nous bouffe tout notre temps libre. Je te recommande ce livre si tu cherches des recettes à appliquer pour limiter les pertes de temps. J’en ferais une revue dans mon prochain article

  6. titane (1 comments) dit :

    « L’idée est que résister aux radis demande plus de volonté que résister aux cookies. »
    C’est l’inverse, non?

    « le premier groupe (qui a mangé des radis), a tenu 8 minutes en moyenne contre 16 pour le second. »
    Est-ce réellement lié à la volonté qu’il a fallu dépenser pour résister aux aliments tentants? Un cerveau bien alimenté en sucres rapides fonctionne mieux, et plus longtemps, qu’un cerveau qui en est privé, me semble-t-il. Rien de surprenant à ce que les mangeurs de cookies fassent preuve d’efforts prolongés quand les mangeurs de radis s’épuisent. La démonstration me semble donc discutable.
    .-= Voici le dernier article de titane : Défi pour procrastinateurs et trices =-.

    • Guillaume (184 comments) dit :

      Oui en effet, tu as raison, j’avais fait une petite inversion. J’ai maintenant corrigé ça. Merci de me l’avoir signalé :-)

      Oui pour l’effet du sucre sur le fonctionnement de notre cerveau, je me suis fait la même réflexion en découvrant cette expérience à vrai dire. Mais cela expliquerait-il une différence aussi notable? (du simple au double)
      En tout cas, le résultat de cette expérience me semble corroborer ce que l’on rencontre dans la vie de tous les jours. Comme je le disais dans un commentaire précédent, je pense qu’on est plus amené à craquer au niveau nourriture, par exemple, si l’on a fait du léche vitrine et résisté à la tentation juste avant, par exemple.

      Mais c’est vrai qu’il serait intéressant de trouver une expérience sur la volonté qui ne mette pas en jeu des aliments sucrés. D’ailleurs si quelqu’un a entendu parler d’une expérience de ce type, n’hésitez pas à venir commenter.

  7. Gérard (1 comments) dit :

    Bonjour,

    Très bon article en effet. Je n’avais jamais pensé à aborder le volonté dans ce sens. Avec le yoga, j’ai découvert le lâcher prise et déjà le fameux dicton « quand on veut, on peut » en a pris pour son grade. Car dès que le vouloir s’installe, surtout quand je peins ou dessine, il impose un effort et une perfection néfaste à mes objectifs.

    Pour ce qui est de l’environnement, je me suis autrefois débarrassé de la télé et c’est vrai, je n’étais plus tenté par ce média. Si je souhaitais voir un reportage, j’allais sur le web : pas mal accaparant l’ordi aussi, mais on reste actif devant et pas hypnotisé comme la tv.

    Aujourd’hui, je vis à deux. Mon amie apprécie la télé et du coup, la créature s’est réintroduite dans mon environnement. Mon objectif pour cette rentrée étant le soir, de ne plus me laisser capter par ces 5 minutes qui en deviennent 300 et de mettre ce temps à profit pour de la lecture, de la peinture, des sorties, etc…. Pas évident !

    Merci et bonne journée

    Gérard

Trackbacks

  1. Retrouvez cet article sur Blogasty…

    Vous aimez cet article? Votez pour lui sur Blogasty…

  2. [...] l’explique, la volonté est une ressource limitée (Voir aussi l’excellent article du blog S’améliorer : La force de la volonté, un mythe). Donc si vous voulez implémenter des habitudes pour réussir à travailler, il va falloir du [...]

  3. [...] pas une méthode miracle, il vous faudra de la volonté, mais vous pouvez essayer d’enlever la volonté de l’équation. C’est long, mais c’est durable. D’ailleurs, il est recommandé de ne pas perdre [...]

  4. [...] l’explique, la volonté est une ressource limitée (Voir aussi l’excellent article du blog S’améliorer : La force de la volonté, un mythe). Donc si vous voulez implémenter des habitudes pour réussir à travailler, il va falloir du [...]



LAISSER UN COMMENTAIRE ...