La force de la volonté : un mythe ?

la force de la volonté

Vous êtes-vous déjà dit que vous n’aviez pas beaucoup de volonté ? Que vous n’en aviez  pas suffisamment pour atteindre vos objectifs ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul à être dans ce cas. Au contraire, je pense que chacun d’entre nous s’est déjà dit au moins une fois : si j’avais plus de volonté je serais capable d’arrêter de fumer, de me mettre au sport, de me lancer dans ce projet …

Il y aurait donc les personnes pourvues d’une grande force de volonté et les autres. Il s’agirait donc d’un trait génétique tout comme avoir les yeux bleus, être grand ou petit.

Mais la volonté est-elle réellement si importante? Le manque de volonté est-il réellement la cause de tous nos maux ? Ou constitue-t-elle un simple bouc émissaire qui nous évite de nous remettre en cause? Après tout, il est plus facile de blâmer notre manque de volonté que de mettre en place les habitudes, l’environnement et l’organisation qui nous permettront d’atteindre nos objectifs.

Personnellement, je doute que la volonté ait réellement toute l’importance qu’on lui accorde. Il me semble que plus j’apprends au sujet du développement personnel et de la psychologie, moins la volonté me semble importante. Les habitudes, la gestion de ses niveaux d’énergie, notre organisation personnelle, me semblent tous plus importants que la volonté elle-même …

La volonté est une ressource extrêmement limitée.

La recherche a démontré que notre volonté était une ressource bien plus limitée qu’on ne veut bien le croire : elle ne peut pas être maintenue indéfiniment. Si l’on effectue des tâches nécessitant beaucoup de volonté, on sera donc moins enclin à faire preuve de volonté plus tard au cours de la même journée.

Laissez-mois vous raconter une expérience intéressante qui a eu lieu dans une université américaine. On a demandé à des étudiants de participer à une étude consistant à tester de la nourriture. On les fait donc s’assoir à une table. Devant eux, 2 bols : le premier contient des cookies tout juste sortis du four et le second des radis. L’instructeur demande alors à l’étudiant participant au test de goûter les radis et quitte la pièce. L’étudiant n’a pas le droit de toucher aux cookies. C’est frustrant, mais l’étudiant fait preuve de volonté et s’exécute. Après tout, c’est pour la science !

Ensuite, l’instructeur demande à l’étudiant de résoudre un puzzle. Ce puzzle a l’air compliqué. En fait il semble même impossible ! L’étudiant essaie pendant quelques minutes, est sur le point d’y arriver, se rend compte qu’il a fait une erreur, essaie encore, puis enfin abandonne …

Cookies     radishes

Maintenant que le test est terminé, l’instructeur révèle qu’il y avait en fait 2 groupes testés. Le second avait pour instruction de manger les cookies au lieu des radis. L’idée est que résister aux cookies demande plus de volonté que résister aux radis. Les personnes qui ont résisté aux cookies devraient donc avoir « utilisé plus de volonté » que ceux qui étaient autorisés à les manger. Et en effet, le premier groupe (qui a mangé des radis), a tenu 8 minutes en moyenne contre 16 pour le second.

Intéressant, n’est-ce-pas ? Cela montre bien que notre volonté est une ressource limitée.

Il est donc illusoire de vouloir maintenir sa volonté dans le temps. En se basant uniquement sur la force de sa volonté pour réussir un projet, on court inévitablement à l’échec. Au lieu de cela, il va donc falloir mettre en place un plan de bataille pour atteindre ses objectifs, s’organiser, trouver des soutiens dans son entourage et minimiser son exposition à tout ce qui pourrait nous détourner de nos buts.

Cela nous montre aussi qu’il est préférable d’éviter d’avoir trop d’objectifs simultanément. Concentrer son effort sur un ou, tout au plus, sur quelques objectifs à la fois, augmente nos chances de succès.

 

Suivez l’exemple d’Ulysse: éliminez la volonté de l’équation

Ulysse et les syrènesDans un passage de L’Odyssée d’Homère, Ulysse et sa flotte doivent traverser des eaux infectées de sirènes ensorceleuses. Ulysse sait que leur chant est magnifique, l’un des plus beaux qu’il soit donné d’entendre, mais il sait aussi qu’il est mortel et que quiconque l’entend ne peut y résister. Cependant, Ulysse est de nature curieuse et meurt d’envie d’être le seul humain vivant à l’avoir écouté. Il décide donc de mettre à profit son ingéniosité légendaire et demande à ses marins de se boucher les oreilles avec de la cire afin de ne pas entendre leurs chants. Il conserve ses propres oreilles débouchées, mais demande à ses hommes de l’attacher au mât et d’ignorer ce qu’il dit. De cette manière, il parvient à son objectif : il entend les sirènes mais ne meurt pas.

Quel enseignement en tirer ? Bien qu’Ulysse soit loin d’être le premier venu – c’est un demi-dieu et il a déjà triomphé des plus grands dangers qu’un mortel puisse affronter – il ne surestime pas la force de sa volonté. Au contraire, il choisit de se placer volontairement dans des conditions où celle-ci n’a aucun rôle à jouer : il a bouché les oreilles de ses hommes afin que ceux-ci ne puissent pas être tenté et il s’est assuré qu’il ne puisse pas tenter d’écouter les sirènes, que sa volonté soit suffisante ou non, puisqu’il est de toute façon attaché au mât.

Nous aussi nous pouvons utiliser l’astuce d’Ulysse afin d’éviter d’avoir à compter de manière démesurée sur notre volonté. En tant qu’être humain, nous avons le pouvoir d’organiser notre environnement afin de favoriser l’obtention du résultat souhaité. Il ne s’agit pas d’être parfait ou d’avoir une volonté illimitée. Il s’agit de reconnaitre que, comme Ulysse, vous n’êtes pas infaillible. Donc, dans vos moments de lucidité, vous allez essayer de restructurer votre environnement  afin qu’il serve vos meilleurs intérêts.

Imaginons que vous vouliez faire un régime. Le problème, bien souvent, c’est que toutes ces barres chocolatées et ces pizzas dont vous raffolez vous semblent encore plus irrésistibles maintenant qu’elles vous sont interdites. Vous avez l’impression qu’ils vous appellent et vous susurrent «manges-moi, tu as bien le droit à un petit écart » : en fait, ce sont vos sirènes ensorceleuses. Tant qu’une telle nourriture sera présente dans votre frigidaire, il sera difficile d’y résister : vous tiendrez peut-être quelques jours, jusqu’à ce que votre volonté soit épuisée, et vous replongerez alors. La solution va donc être de suivre l’exemple d’Ulysse et d’éliminer la volonté de l’équation, ou du moins de la minimiser, en réorganisant votre environnement. Exit donc de votre frigidaire, toute cette nourriture que vous voulez éviter. A la place, achetez des fruits et légumes, de l’huile d’olive extra-vierge, et seulement de la nourriture faible en calorie. De cette façon, vous pourrez bien manger autant que vous soulez, de toute façon, vous serez rassasié avant même d’avoir une chance d’ingurgiter trop de calories.

Prenons un autre exemple, celui de la télévision. Je me suis rendu compte, il y a quelques années, que je passais beaucoup trop de temps à regarder la télévision et que je n’en avais donc pas suffisamment pour me lancer dans certain projets. Bref, je perdais mon temps et cela influait donc sur mon moral et mon estime de moi-même car je finissais ensuite par le regretter. J’ai donc fini par opter pour une solution radicale : me débarrasser tout simplement de ma télévision. Bien sûr, en théorie, j’aurais pu me contenter de ne pas la regarder, mais on sait tous comment cela se termine : on rentre du travail fatigué, on se dit « j’allume la télévision juste 5 minutes pour me détendre », et 3 heures plus tard on est toujours devant. Depuis que je me suis débarrassé de ma télévision, plus de tentation, et cela ne m’a jamais manqué, bien au contraire.

C’est la manière la plus sûre d’arriver à ses fins : trouver la cause du comportement dont on veut se débarrasser et l’éliminer à la source. Pas besoin de compter sur votre volonté. Après quelques temps, votre nouveau comportement sera tellement ancré dans vos habitudes qu’il vous paraitra automatique et ne vous demandera quasiment plus aucun effort.

 

Êtes-vous toujours convaincu que vous n’avez pas suffisamment de volonté pour atteindre vos buts? Ou est-ce simplement que vous n’avez pas encore mis en place l’organisation adéquate?

Croyez-moi, si vous attendez d’avoir «assez de volonté», vous risquez d’attendre longtemps. Autant attendre que les étoiles s’alignent et que l’ordre cosmique vous envoie un message. Au lieu de cela, engagez-vous publiquement, mettez en place une stratégie, un plan de bataille. Si vous avez besoin d’une ressource pour mener à bien un projet, n’hésitez pas à payer pour celle-ci. Si vous manquez de motivation, lisez des articles sur le sujet. Entourez-vous de personnes qui vous soutiendrons et que vous ne voudrez pas décevoir. Si vous n’êtes pas capable de vous empêcher de surfer sur internet pendant votre travail, débranchez votre connexion ou utilisez un logiciel vous permettant de bloquer certains sites. Si vous avez une tendance à procrastiner, il existe des solutions comme la règle des 45 minutes

 

crédit photo : Optic disks par Josh Fancher

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31 réflexions au sujet de « La force de la volonté : un mythe ? »

  1. Excellent article ! Très pertinent. En effet avoir plusieurs objectifs en même temps, c’est dur, je m’en rends compte en ce moment !

    Par contre pour se mettre à faire quelque chose (travailler, faire du sport), là on ne peut plus trop rayer la volonté de l’équation, du coup?

    Au plaisir de te relire,
    Charles.

    • Merci pour ton commentaire Charles.
      Oui, je pense qu’il ne faut pas avoir trop d’objectifs.
      Personnellement, j’ai remarqué que, plus je concentre mes forces sur un nombre réduit d’objectifs, plus je suis efficace par rapport à ceux-ci.

      Pour ce qui est de faire quelque chose, je pense que c’est la même chose : le plus important est de restructurer notre environnement afin de rendre cela plus facile. Par exemple, pour le sport, cela va être de ne pas rentrer chez soi entre sa journée de travail/cours et sa séance de sport (on élimine les tentations télé, canapé, checker les emails …). Ou cela va être de donner rendez-vous à un ami, de façon à ne plus avoir le choix.
      De la même manière, pour le travail, c’est mettre en place un environnement qui minimise les sources de distraction et les possibilités d’interruption.

      La volonté aura toujours un rôle à jouer, mais il est beaucoup plus minime qu’on le croit et c’est surtout au début, avant que nos habitudes soient mises en place.
      D’ailleurs tu as peut-être déjà remarqué que, une fois que l’on a pris l’habitude de faire du sport régulièrement, par exemple, cela ne nécessite plus vraiment de volonté de continuer. Mais on est ensuite tellement fier lorsque quelqu’un nous dit qu’il admire notre volonté qu’on ne le contredit souvent pas, entretenant ainsi le mythe :-)

  2. Salut Guillaume,

    Superbe article avec de très bons exemples. Je suis à 100% d’accord avec ton article et je pense que dire que la volonté est une ressource limitée tord le cou aux idées reçues. Généralement, on nous présente des exemples de personnes qui ont réussit grâce à leur volonté exceptionnelle et je pense que ces personnes sont – non pas des exceptions – mais au moins une minorité.
    Comme tu l’as bien identifié, c’est en éliminant les tentations à la source que l’on peut rester focalisé sur ses objectifs. Miser sur son unique volonté pour lutter contre ses tentations, c’est à mon sens aller à l’échec.
    Ton article me rappelle également la notion du « chemin de moindre résistance » et l’organisation d’un environnement favorable pour atteindre son objectif.

    • Merci Olivier pour ton commentaire encourageant.

      En effet, l’organisation d’un environnement favorable me semble être le plus important dans l’atteinte d’un objectif

  3. Parfois, on a beau avoir de la volonté…si nous ne savons pas où nous désirons aller, si nous ne savons pas ce que nous désirons au plus profond de nous … ce pourquoi on vit…la volonté ne servira pas à grand chose…nous tournerons en rond jusqu’à épuisement et au grand Damne de notre volonté !
    Comme le dit si bien Guillaume notre volonté est une ressource limitée … c’est comme le feu, il faut la nourrir, l’entretenir…
    Pour moi il y a l’envie, le plaisir…le projet …les objectifs. La volonté viendra alors toute seule!
    et si elle ne vient pas, il est alors grand temps de se poser et se questionner sur cette absence d’envie !

    A bientôt
    .-= Voici le dernier article de Karine : Week-end Rando-Bien être dans le Vercors ! =-.

  4. Article intéressant, mais je reste peu convaincu par ses conclusions. La volonté peut être un moteur extraordinaire pour atteindre son/ses objectifs. L’expérience nous montre la volonté comme une sorte de capital qu’il faudrait utiliser à bon escient dans sa journée. Je retiens avant tout que son influence existe vraiment, car rappelons qu’ici les « cobayes » ne connaissent pas l’objectif de l’expérience. Il serait intéressant de retenter l’expérience en prévenant le candidat que l’on testera sa volonté.

    Ensuite, l’expérience est aussi critiquable au vu du manque d’enjeux. S’il y avait une somme d’argent, par exemple, donné au candidat une fois le puzzle fini. On constaterait certainement une plus grande endurance de la volonté. D’autant plus si le candidat est en manque d’argent.

    C’est pourquoi je pense que la volonté repose plus sur les enjeux voir sur la conviction. Je prends mon cas personnel pour exemple :

    – je ne suis pas vraiment gros, mais j’aimerais bien me débarrasser de quelques kilos. J’essaye donc de faire attention à mon alimentation. Mais le fait est que je cède assez souvent pour un Mars, un Coca ou un bon kebab bien gras comme il faut. Pourquoi ? Certainement parce que jusqu’à présent ça ne m’a pas porté préjudice jusque là, et qu’inconsciemment je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup à gagner. D’autant plus que si j’arrive à obtenir la silhouette idéale, j’ai bien conscience qu’elle ne sera pas acquise à jamais et à entretenir sans cesse. Donc le ratio gain sur effort à investir apparait plutôt faible (inférieur à 1 si l’on pouvait quantifier) : un gain que j’estime assez faible pour des efforts assez contraignants au quotidien ;

    – pour les études, j’ai tendance à procrastinatiner. Néanmoins, quand arrive l’heure des exams, et donc les enjeux qu’ils représentent, ma volonté se réveille, et il m’est plusieurs fois arrivé de devenir un véritable fanatique du travail. Ici le ration serait certainement proche de 1 : beaucoup d’effort à fournir (notamment dans le temps), mais pour beaucoup de gain ;

    – pour mon dernier exemple, je vous raconterais l’anecdote de mon premier job lorsque j’étais gamin. J’ai jamais eu d’argent de poche, c’est un choix d’éducation de mes parents. Seulement pas mal de mes amis avaient assez d’argent pour souvent sortir, acheter des CD, DVD, fringues, ou autre… Et du haut de mes 13 ans, j’aurais fait presque n’importe quoi pour quelques euros. Et d’ailleurs c’est ce qu’il s’est passé : j’ai fait tout le petit job. Le premier job a été de balayer et lessiver le sol de la boulangerie d’en face. Il n’y a pourtant rien que je ne détestais plus à l’époque. Mais le gain m’apparaissait ici supérieur à l’effort à fournir. Le ratio était ici supérieur à 1.
    Je rajouterais aussi un exemple bien connu : de quoi somme nous capable pour (re)conquérir une femme que l’on aime plus que tout ? Notre volonté est alors souvent sans faille.

    J’en conclu donc que la volonté existe, et qu’elle peut être un formidable moteur pour avancer. Mais je ne pense pas que l’on né avec de la volonté ou non ; elle se construit et se développe. Elle est plutôt corrélée à nos convictions, en la conviction que ce que nous faisons est la bonne solution, et que nous y gagnerons à la hauteur de notre investissement, voir plus.

    Il vaut mieux donc bien analyser ce que l’on entreprend, pourquoi nous l’entreprenons, si nous faisons bien, si nous avons beaucoup à y gagner ou non, et se radicalisé : soit ça vaut le coup et on fonce, soit non, et on abandonne complètement.

    • Merci pour ton commentaire intéressant Arthur.

      Oui, certes, les résultats seraient peut-être légérement différents si on donnait de l’argent aux participants qui tiennent suffisamment. Il faudrait un gros budget recherche pour tenter cela.
      Cependant, pourquoi faut-il qu’il y ai fortement pour enjeu de l’argent pour que le résultat soit valable? Je ne te suis pas.
      Je trouve que cela reproduit assez bien des situations de la vie réelle. Prenons une analogie de la vie de tous les jours. Par exemple, imaginons que tu passes devant plein de magasins où il y a des vêtements, ou des DVD … que tu aimerais t’acheter mais un peu cher pour toi. Tu résistes. Tu arrives chez toi, d’après les résultats de cette expérience tu seras plus amené à craquer au niveau nourriture, par exemple, que si tu n’avais pas fait de léche vitrine
      Il n’est pas question de récvompense monétaire si tu ne craques pas là non plus.

      Tes exemples sont loin de me convaincre également.
      Le fait d’être prêt à tout pour gagner quelques euros car tu ne peux pas avoir d’argent autrement démontre même ma théorie : Tes parents ont créé un environnement où tu ne peux pas gagner d’argent sans faire de petit boulot. Donc tu le fais, pas par la force de la volonté, mais surtout parce que tu n’as « pas le choix » : c’est ça ou pas d’argent.
      Attendre jusqu’au dernier moment pour réviser ses exam, ce n’est pas faire preuve de volonté (ce serait plutôt de s’y prendre à l’avance). Au contraire, c’est attendre de se retrouver dans un cadre où l’on n’a pas le choix.
      Cela dit, moi aussi j’ai fait la même chose durant toutes mes études (comme beaucoup d’entre nous)

      Et on ce qui concerne ton exemple de reconquérir une femme que l’on aime plus que tout. Je ne sais pas si c’est de la volonté, mais ce qui est sûr c’est que c’est de la fixation et une perte d’énergie : si elle n’est pas capable de t’apprécier à ta juste valeur tant pis pour elle mais il y a des millions de femmes en France et il y en à coup sûr d’autres qui te conviendront mieux.

      • J’ai peut-être mis l’accent sur l’enjeu financier, mais il peut être tout autre, ça ne change pas mon raisonnement. Ce que je voulais montrer, c’est que dans l’expérience, la volonté n’est pas vraiment mis à l’épreuve puisque l’enjeu est très mineur. Ceci dit, elle révèle malgré tout notre résistance aux tentations, même les plus futiles, et reste intéressante.

        Moi j’analyse plutôt la volonté comme étant le résultat du ratio gains sur effort à investir, mais effectivement j’ai tendance à attendre d’être face au mur pour me décider à l’escalader. Donc tu as aussi certainement raison. :P

  5. Ping : Guillaume sur Blogasty

  6. Merci Guillaume pour ce fantastique article.

    C’est surement un des meilleurs articles que j’ai lu depuis pas mal de temps.
    J’adore l’analogie avec Ulysse et les sirènes.
    Moi, mes sirènes ce sont ma télévision et internet. Ton article me donne envie de prendre une résolution : le soir, en rentrant du travail, j’irais directement à la musculation sans passer par chez moi. Comme ça, je serais moins tenté de rester dans mon canapé.

    Merci encore pour ton blog

    • Salut Romain,

      Merci pour ton commentaire élogieux :-)

      C’est vrai que la télévision et internet font parmi des moyens « les plus sûrs pour perdre son temps ». Pour la télévision, j’ai préféré m’en séparer : ce que j’en retirais ne justifiat pas les dizaines d’heures que ça me faisait perdre. Pour ce qui est d’internet, je viens de finir (aujourd’hui même) L’art d’aller a l’essentiel de Leo Babauta, et il donne des techniques très concrétes et faciles à appliquer pour tirer le meilleur parti des nouvelles technologies sans que cela nous bouffe tout notre temps libre. Je te recommande ce livre si tu cherches des recettes à appliquer pour limiter les pertes de temps. J’en ferais une revue dans mon prochain article

      • Stimate Alex, încă nu mi-am terminat seria de articole pe tema asta. PuÅ£intică ră0tdre.Dar&#823b;aot n-am înÅ£eles ce doriÅ£i să îmi transmiteÅ£i. Mai scurt ÅŸi mai clar!

  7. « L’idée est que résister aux radis demande plus de volonté que résister aux cookies. »
    C’est l’inverse, non?

    « le premier groupe (qui a mangé des radis), a tenu 8 minutes en moyenne contre 16 pour le second. »
    Est-ce réellement lié à la volonté qu’il a fallu dépenser pour résister aux aliments tentants? Un cerveau bien alimenté en sucres rapides fonctionne mieux, et plus longtemps, qu’un cerveau qui en est privé, me semble-t-il. Rien de surprenant à ce que les mangeurs de cookies fassent preuve d’efforts prolongés quand les mangeurs de radis s’épuisent. La démonstration me semble donc discutable.
    .-= Voici le dernier article de titane : Défi pour procrastinateurs et trices =-.

    • Oui en effet, tu as raison, j’avais fait une petite inversion. J’ai maintenant corrigé ça. Merci de me l’avoir signalé :-)

      Oui pour l’effet du sucre sur le fonctionnement de notre cerveau, je me suis fait la même réflexion en découvrant cette expérience à vrai dire. Mais cela expliquerait-il une différence aussi notable? (du simple au double)
      En tout cas, le résultat de cette expérience me semble corroborer ce que l’on rencontre dans la vie de tous les jours. Comme je le disais dans un commentaire précédent, je pense qu’on est plus amené à craquer au niveau nourriture, par exemple, si l’on a fait du léche vitrine et résisté à la tentation juste avant, par exemple.

      Mais c’est vrai qu’il serait intéressant de trouver une expérience sur la volonté qui ne mette pas en jeu des aliments sucrés. D’ailleurs si quelqu’un a entendu parler d’une expérience de ce type, n’hésitez pas à venir commenter.

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  11. Bonjour,

    Très bon article en effet. Je n’avais jamais pensé à aborder le volonté dans ce sens. Avec le yoga, j’ai découvert le lâcher prise et déjà le fameux dicton « quand on veut, on peut » en a pris pour son grade. Car dès que le vouloir s’installe, surtout quand je peins ou dessine, il impose un effort et une perfection néfaste à mes objectifs.

    Pour ce qui est de l’environnement, je me suis autrefois débarrassé de la télé et c’est vrai, je n’étais plus tenté par ce média. Si je souhaitais voir un reportage, j’allais sur le web : pas mal accaparant l’ordi aussi, mais on reste actif devant et pas hypnotisé comme la tv.

    Aujourd’hui, je vis à deux. Mon amie apprécie la télé et du coup, la créature s’est réintroduite dans mon environnement. Mon objectif pour cette rentrée étant le soir, de ne plus me laisser capter par ces 5 minutes qui en deviennent 300 et de mettre ce temps à profit pour de la lecture, de la peinture, des sorties, etc…. Pas évident !

    Merci et bonne journée

    Gérard

  12. Bonjour
    bon article qui montre que la volonté ne fait pas tout mais qu’on ne fait rien sans volonté.

    Il manque un aspect auquel je crois : on peut s’entraîner pour développer sa volonté, à condition d’y aller pas à pas.
    Si on passe sa journée chez soi à rien faire, il est risqué de vouloir tout d’un coup devenir le super actif qui travaille toute la journée, voit un tas de potes chaque jour et fonde une famille. En revanche, il est indiqué de commencer par reprendre un peu de volonté sur un petit aspect. Par exemple, faire du sport 1 heure par semaine pendant deux-trois mois, puis ajouter une autre chose à faire, etc.
    A force, on augmente sa volonté et on a davantage l’habitude d’être persévérant.

    Autrement, j’aime bien l’image des Sirènes et d’Ulysse. Elles nous écartent de notre chemin et nous entraînent vers la mort. Il faut faire attention à éviter les Sirènes.

    Enfin le test des radis et cookies est intéressant mais il faudrait connaître les conditions de l’expérience pour être convaincu. Par exemple, combien de personnes ont été testées ? Je connais deux soeurs très différentes : l’aînée a beaucoup de volonté et aurait eu beaucoup de mal à devoir manger les radis. La seconde a moins de volonté et aurait mangé les radis sans souci. Mais l’aînée est une pro des puzzles et l’aurait fait beaucoup plus vite que la seconde !
    Y-a-t-il un lien sur internet pour nous donner de l’information sur ce test.

  13. Bonjour Guillaume,

    Merci beaucoup pour cet article.
    Pourrais-tu, ‘sil te laît, nous en dire plus sur les moyens de limiter le temps passé sur internet et d’éliminer la procratination sur internet quand on a une tâhce à accomplir sur l’ordinateur ?
    Existe-t-til des logiciels ? Et si oui, lesquels ?
    Quelles sont les méthodes que tu préconises et quelle est leur efficacité ?

    Merci pour ton blog !

  14. les exemples trop simplistes nous éloigne du sujet … la force de volonté existe bien et bel et l’entraîner est très important…

  15. Moi perso, j’ai déja fais un régime très restrictif, et je n’ai jamais vider le frigo pour autant, je ne pouvais pas imposer cela au membre de ma famille. Sans parler des mauvaises langues, qui n’arrétaient pas de dire que je ne tiendrai jamais le coup. J’ai fais fasse à tous cela, j’ai lutté et c’était très dur, mais au final j’ai atteint mon objectif et mon estime de soit ne pouvait se porter mieux!!! En faite, la force de la volonté existe réellement, il faut avoir du caractére et ne pas ecarter ni oublier une seconde l’importance de l’objectif que l’on s’est fixé.

  16. L’intention prime sur la volonté ; la force d’intention, la finalité profonde de nos actes est ancrée au fond de soi. La volonté est tout ce qu’on ajoute; le moteur de nos projets. Mais à la base, à la racine, il y a « l’enfant intérieur », l' »Etre », le « subconscient »; ce je-ne-sais-quoi qui sait où il veut aller et sans qui on ne peut arriver nulle part.
    C’est cette mine d’or au fond de soi qui s’anime dans des situations d’urgence dont on qualifiera l’issue de « miraculeuse ».
    L’Homme est plein de ressources, mais il est conditionné ; conditionné à se limiter et à restreindre son champ de « perfection ». Une part de lui veut avancer, l’autre ne sait plus où il doit aller. Il faut s’unir !

    L’humble opinion d’une utopiste,
    merci pour cet article qui fait déculpabiliser les volontaires farouches !

  17. Salut ! La volonté un mythe ?

    Faux !, J’ai 18 ans et il y’a environ un ans j’ai rencontré la vraie « volonté ». La volonté est une force bien plus grande que vous ne pouvez l’imaginer. Par exemple imaginez vous : Vous et votre famille êtes enlevés par des tueurs à gages pour tuer votre femme et votre fille par chance vous réussissez à les cachés aux dernier moment. Il vous enlève et vous torture. Vous avez deux choix : résister et sauver votre famille ou cracher le morceau et dire ou se trouve votre famille ce qui entraîneras leurs morts.

    Que faites-vous ? Seul votre volonté détermineras leurs destins …

    Il y a très peu de moments dans une vie où l’ont peu comprendre ce que c’est la vraie volonté.

    Vivre c’est rêve est une forme de volonté … Je suis donc totalement en désaccord avec cette article. Malgré cela je pense que être intelligent, réfléchit, instruit c’est obligatoire pour réussir sa vie, ses ambitions, et ses rêves ont peut donc dire que l’intelligence est complémentaire à la volonté !

    Cordialement, j’espère que mon orthographe est pas trop mauvaise :)

  18. Il faut se créer un environnement favorable aux objectifs que l’on se fixe mais c’est justement cela qui est le plus dur et qui nécessite le plus de volonté. Jeter sa télé n’est pas donné à tout le monde. En réalité la volonté de puissance est la source de tout. (Nietzsche)

    • jeg stod i fakta og glanede forsider, mens jeg stod i kø. Og jeg sÃ¥ Hendes Verden og jeg tænkte, "ej, det er jo bare sÃ¥dan et totalt By Kaae design det deur.&ot;..qOg sÃ¥ VAR det dit design. Sejt :-)KHtina

  19. Bonjour,
    Je suis venu, j’ai bien lu, et j’en apprécie bien votre approche sur ce sujet. Bien sur, je vous encourage vivement pour ce travail, de recherche, de réflexion lucide, et de connexion avec le pouvoir endormi qui nous habite.
    Pour bien enrichir vos pensées, je vous livre mon site web qui traite plusieur sujets psychologiques entre autre, la volonté, la patience, et l’intelligence, éléments clés de la réussite.
    Cordiales salutations.
    Ahmed.

  20. Sur le fond tu as raison… la volonté est un mythe. Si la volonté existait on roulerait tous en porshe !!! Comme nous l’apprend Spinoza c’est le désir qui nous conduit et sur lequel nous n’avons guère de prise.

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